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 Essai Fan-Fiction Suite Sunset Beach

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newlook



Masculin
Gémeaux Dragon
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Personnage préféré : Sara Francesca Annie + Cole Carmen Amy Brad Gregory Virginia Bette Gabi Derek Maria Ricardo
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MessageSujet: Re: Essai Fan-Fiction Suite Sunset Beach   Sam 19 Avr 2014, 01:24

Merci Anne de ton soutien   

Je dispose de peu de temps en ce moment mais j'ai des idées plein la tête. J'espère pouvoir enchaîner très vite.....
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newlook



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MessageSujet: Re: Essai Fan-Fiction Suite Sunset Beach   Mar 29 Avr 2014, 17:10



A peine sortie de la cellule où végète Gregory, Amy appelle son acolyte Brad et exige de lui qu'il se ramène manu-militari au commissariat de Sunset, afin de l'informer de la croustillante proposition du prisonnier, qui l'a laissée sans voix.
Son ami a tout juste l'opportunité de saisir de quoi elle parle qu'elle a déjà raccroché, faisant amplement bien comprendre que sa présence est indispensable, et que conséquences il y aura pour lui s'il ne lui obéit pas.
Amy n'a aucunement l'intention d'aider Gregory si cela ne sert pas ses propres intérêts. C'est pourquoi elle se met à hypothétiser les différentes options qui s'ouvrent à elle, à commencer par l'éventualité qu'elle apporte son soutien à Gregory au tribunal, ainsi qu'aux répercussions que cela pourrait avoir sur sa vie. C'est évidemment sous forme de fantaisie, ce dont son cerveau n'est pas dépourvu, qu'elle envisage son "moment de gloire" :
"Melle Nielsen, pouvez-vous nous dire ce que vous avez fait la nuit du meurtre de Melle Vargas ?"
"J'ai risqué ma vie pour sauver la vie d'un petit garçon, je l'ai fait car mon instinct me guide toujours vers les personnes les plus démunies, celles qui ont besoin de moi...." S'élance dans son songe utopique Amy, qui semble se voir à contre emploi de ce qu'elle est véritablement.
"Vous avez été admirable de courage et de dignité. N'est ce pas Monsieur Richards ?"
"Amy est merveilleuse Votre Honneur. Elle a bravé tous les dangers pour sauver la vie de mon petit frère. Je lui en serai éternellement reconnaissant. C'est pourquoi je dois dès à présent te quitter Emily. L'amour, la destinée a croisé ma route, et je ne peux me voiler la face plus longtemps. Je t'aime Amy.... Je t'aime Amy .... Je t'...." Répète avec acharnement le Sean tout droit sorti des aspirations brulantes de la jeune femme, visualisant avec une telle aisance le visage d'Emily, annihilée par le chagrin.
Alors qu'Amy est plongée dans cet élan d'imagination fertile, qui la pousse à croire qu'un jour, qui sait, Sean pourrait lui revenir, elle redescend sur Terre dès l'instant où Brad, négligeant passablement la discrétion vêtu d'une chemise hawaïenne qui lui sied si bien, la chatouille par surprise par derrière au niveau des hanches.
"Brad ! Arrête !" hurle de façon péremptoire la jeune fille, qui n'apprécie pas de revenir à la réalité aussi abruptement.
"Oh, ben si on peut plus rigoler...." Rétorque Brad, faisant mine de faire la moue, mais dont le sourire chatoyant démontre une bonne humeur communicative de tout instant.
"Je ne t'ai pas fait venir pour me divertir, mais pour te donner une mission, de la plus haute importance." Insiste Amy, changeant ainsi de ton en formulant sa directive.
"Une mission du genre intime, c'est ça ?" Glousse le jeune homme en continuant à se montrer très tactile avec la demoiselle, qui montre des signes d'agacement.
"Lâche-moi ! Tu ne pense qu'à ça !" S"offense Amy avant de reprendre le contrôle de la discussion : "Non, je veux parler d'un marché que j'ai passé avec Monsieur Richards."
"Richards ? Tu rigoles ? Quand est ce que tu vas arrêter de penser à lui ? Il est avec Emily maintenant, fais toi donc une raison !" Hausse légèrement le ton Brad, lassé des sempiternelles remontées d'intérêt de son amle envers le bourreau des cœurs des adolescentes de Sunset.
"Mais non ! Je te parle de son père Gregory, je viens de lui rendre visite." Annonce de façon anodine la jeune fille en roulant des yeux, comme si ceci était une parfaite évidence.
"Quoi ? T'es allée voir ce type ? C'est glauque cette idée, même venant de toi...." Juge sans précédent Brad, avec sa franchise habituelle.
"Arrête ton cinéma ! Gregory m'a fait une proposition à laquelle je ne peux décemment pas refuser. Je sens que ça va être le couperet final  à la liaison de Sean et d'Emily." S'enthousiasme exagérément Amy, n'hésitant pas à parler une nouvelle fois de sa marotte devant Brad, indigné.
"Qu'est ce que tu ne ferais pas pour Sean, n'est ce pas ?" Soupire le jeune homme sur un air mélancolique, lui qui pourrait être à l'accoutumée définit comme l'antidote de la morosité.
"Ça n'a strictement aucun rapport avec mes sentiments pour Sean, qui se sont évaporés depuis longtemps. C'est plus une volonté de faire payer à cette greluche d'Emily d'avoir osé me dénoncer à la Sorcière Richards au sujet du filtre." Tente de minimiser Amy, en se rapprochant sensuellement de son compère pour le convaincre de sa bonne foi, lequel se montre bien vite tout émoustillé.
"Ok, Ok, admettons. Et qu'est ce que je suis supposé faire moi, dans tout ça ?" Revendique le jeune homme, qui se montre entreprenant mais pas naïf.
"Eh bien, c'est relativement simple. Tu vas venir témoigner à la barre, pour le procès de Gregory, et tu te contenteras de corroborer ma version." Explique évasivement Amy, laissant son interlocuteur de marbre.
"Attends une minute ! Il l'a bien tuée, cette plantureuse Francesca. Tu n'as tout de même pas à l'esprit de l'aider à échapper à une inculpation ?" Se révolte Brad, dont les réminiscences de la plastique de Francesca vient tout perturber dans son esprit, mais dont la trouille se lit sur son visage.
"Mais non ! On se fiche de savoir si, en définitive, Gregory sera oui ou non innocenté, ce qui importe, c'est qu'il apporte la pierre à l'édifice pour mon plan." Dévoile avec des paroles bien sibyllines Amy devant son ami, qui ne comprend décidément pas grand chose à ce qui se trame.

Gregory, laissé seul dans sa cellule après la "défection" d'Olivia, qui n'est pas parvenue à faire entendre raison à son mari, loin s'en faut, continue de ruminer in lassablement au sujet de son gendre, haine qu'il ne parvient pas à canaliser. L'arrivée de Wei-Lee, ne va faire que stimuler cette rancœur, et pour cause, il sera le principal sujet de leur échange.
"Bonjour Gregory, il semblerait que vous soyez fin prêt pour la dernière ligne droite, celle qui vous sépare de la liberté." Clame de façon tonitruante l'homme peu scrupuleux et d'une arrogance sans précédent.
"Monsieur Young, je préfererai que l'on ne nous voit pas ensemble, nos plans doivent demeurer secrets, et je sais de source fiable qu'il y a des taupes dans cette prison, puisque moi-même je me suis souvent procuré des informations par ce biais." Chuchote Gregory, mais d'une voix suffisamment imposante pour que puisse l'entendre de l'autre côté un géôlier faisant sa ronde.
"Voyons ! Voyons ! Ma visite ne sera que de courte durée, mais pas sans effet, je vous le certifie."Palabre l'asiatique au sourire figé.
"Très bien, mais faites vite alors ! Car nous avons vous et moi tout intérêt à éviter que l'on nous trouve ensemble." Râle Gregory, n'hésitant pas à prendre en porte-à-faux celui qui pourtant, semble être sa meilleure porte de sortie.
"Bon. Dans ce cas-là, je présume que vous préférez éviter que je m'arrête sur l'identité de la personne qui est à l'origine de la libération fortuite de notre cible ...." Insinue avec engouement Wei-Lee, persuadé de parvenir à piquer au vif le vaillant mais obstiné homme d'affaires.
"Ne jouez pas à ce petit jeu sournois avec moi, vous savez fort bien qu'il me tarde de découvrir l'identité de la personne qui cherche à contrarier mes plans." Poursuit avec toujours autant d'appui Gregory, qui se frotte les mains dans l'attente de l'annonce fatidique.
"C'est son père déchu, Armando Deschanel, qui n'a pas hésité un seul instant à s'accuser lui-même de votre agression, ironique, non ?" Se divertir sans pudeur le jeune homme, qui n'en a que faire de ces détails insipides.
"Alors comme ça , ce cher Armando voudrait renaître de ses cendres, et pense pouvoir sortir du monde de la valetaille dans lequel il s'est embourbé depuis bien longtemps déjà...." Soliloque en aparté Gregory, qui appuie si fortement sur ses mains qu'il commence à ressentir de vives douleurs, qui ne sont qu'une goutte dans l'océan en comparaison de l'affliction qui le tenaille à chaque prononciation du nom "Deschanel", qui résonne dans sa tête.
"Sans vouloir vous commander, si nous en revenions à l'objet principal de ma visite ?" Se hasarde Wei-Lee, soucieux de savoir comment se déroulent les ultimes dispositions recourues par l'avocat de la défense pour sauver son client d'un verdict coupable.
"Eh bien, très cher associé, sachez que j'ai réussi à attirer un nouveau poisson dans mon filet, et ce dernier pourrait s'avérer un atout majeur qui corroborera les dires de notre témoin-clé. J'ai vraiment hâte de voir les visages de mes ennemis lorsqu'ils réaliseront ce qui se déroule sous leurs yeux." Lance prodigieusement Gregory, avec un rire homérique qui exprime bien le ressentiment de celui qui fera tout pour se racheter une réputation, quel qu'en soit le prix.
"Je vois que tout semble être sous contrôle et que vous avez pris les choses en main. Dans ce cas, il me reste à vous souhaiter bonne chance. Nous nous reverrons très vite, soyez-en certain." Se complait à rajouter Wei-Lee, comme s'il s'inquiétait à l'idée que Gregory ne tienne pas ses engagements.
"Ne vous en faites donc pas pour moi. Ce n'est pas comme si j'étais un meurtrier récidiviste ! Non croyez-moi, toutes ces charges ridicules qui pèsent contre moi vont vite être déboutées, cela me paraît plus qu'évident, surtout quand on sait qui était vraiment la victime, ou devrai-je plutôt dire, qui elle n'était pas." Tonne de façon énigmatique le prisonnier, ne réalisant même pas que son cher acolyte s'est d'ores et déjà retiré de cet endroit délétère.

Dans la propriété Evans, Ben et Meg ayant dû partir précipitamment sous pression, ils n'ont, ni l'un ni l'autre, pris la peine de constater qu'Annie allait se retrouver seule avec Benjy, du moins le temps que Carmen rebrousse chemin et revienne sur ses pas. Annie, elle, n'y songe pas davantage non plus puisqu'elle profite de l'opportunité de leur absence à tous deux pour farfouiller le salon, à la recherche d'éventuels secrets défense qui pourraient lui servir ultérieurement. Elle finit néanmoins par être interrompue par le garçonnet, qui, avec sa moue légendaire, redescend et constate avec tristesse que son papa est parti.
"Ne t'en fais pas mon grand" Démarre la jolie rouquine croquant des cacahuètes sorties du buffet, en le toisant de sa grande taille comparé à lui, "Ton père est probablement allé réparer sa dulcinée"
"C'est quoi une du-ci-née- ?" S'efforce de comprendre Benjy, peu habitué à ce qu'on lui parle comme à une grande personne, et tapant du pied pour signifier son mécontentement de voir Annie ricaner à ses dépens.
"Oublies ça ! Pour faire simple, cette chère Meg est une nouvelle fois parvenue à attirer toute l'attention de ton père sur elle, mais nous devons l'arrêter tant qu'il en est encore temps. Tu marches toujours avec moi, hein ?" Sollicite la tête pensante, qui fourmille d'intentions malveillantes pour désarçonner sa rivale.
"Je veux que ma maman et mon papa ils se marient et qu'on vive tous les trois ensemble, sans Meg." Soutient énergiquement le petit Benjy, devant une Annie aux anges, qui se régale de ces douces paroles prononcées, et surtout en s'auto félicitant d'avoir dénicher la perle rare.
"Benjy, il faut lancer une nouvelle offensive, et viser plus haut cette fois, car son dermatologue ne va pas mettre longtemps pour se rendre compte de la supercherie. Nous devons peu à peu faire sombrer notre adorable Meg dans une lancinante torpeur, pour qu'elle y perde pied..." Se commente pour elle-même Annie, jamais en manque d'imaginations.
Le garçon, qui ne parvient pas à déchiffrer le langage de son alliée, saisit la pensée principale : il doit faire une nouvelle tentative de déstabilisation, et s'enquérit aussitôt à ce sujet :
"Qu'est ce que tu veux que je fasse ?"
"Je propose que ce ce soit à mon tour d'agir, toi tu te contenteras de regarder le spectacle. Qu'en dis-tu ?" Emet avec conviction Annie, qui sait probablement déjà quel sera son prochain coup.
Le hochement de tête de Benjy suffit à répondre à la question de l'instigatrice du complot, qui s'empresse de se diriger vers les escaliers qui conduisent à l'étage, le petit garçon, d'un naturel curieux, se précipite dans cette même direction afin de savoir quels sont les desseins d'Annie. Pris dans l'euphorie du moment, aucun des deux ne distinguent les bruits de pas ni même les interjections provoqués par Carmen, revenue de facto après le coup de fil alarmiste d'Annie.

La situation à la prison demeure apocalyptique à cause du drame qui s'y est joué. Jude s'y faufile tant bien que mal dans le but de converser lors d'un ultime entretien avec son client avant son passage devant la cour. Mis dans la confidence de la déclaration à charge d'Armando, il ne peut s'empêcher de faire une escale dans sa cellule, pour obtenir un maximum d'éléments. Il faut dire que Jude met toute sa crédibilité en jeu dans ce procès, il s'agit d'une occasion rêvée de se démarquer professionnellement. Lui qui, depuis son arrivée, est passé pour un magnat du monde des affaires, avant de se révéler être un agent secret du FBI. Mais ce premier emploi, il ne l'exerçait qu'en couverture de cette mission, qui avait pour but de piéger Gregory. Mais alors pourquoi le défendre aujourd'hui ?
Armando, ébranlé par la conversation à brûle pourpoint entretenue précédemment avec Olivia, pour qui son cœur bat toujours, ne peut dissimuler son mécontentement en voyant Jude, qu'il pensait il y a peu encore parfaitement digne de confiance, franchir sa cellule, avec un regard moralisateur qui trahit son envie implacable de contrecarrer sans plus attendre la déclaration mensongère du prisonnier.
"Bonjour Armando. Je dois bien admettre que je suis déçu de te voir croupir ici. Tu sais fort bien que tu n'as pas agressé Gregory." Observe avec une compassion qu'on ne peut deviner sincère ou factice Jude.
"Cole non plus n'a agressé personne ! Et pour autant, cela ne te gênait pas le moins du monde de le faire coffrer pour ce crime !" Clame avec véhémence l'homme qui n'a pas hésité à se sacrifier pour assurer ses convictions, tel un chevalier des temps modernes.
"Tu fais là une belle erreur Armando, mais je reconnais bien là ta force de caractère, mais tu dois réaliser que tu risques d'avoir du mal à te sortir du pétrin dans lequel tu t'es engouffré." Affirme l'homme au physique avantageux, qui semble jouer sur les deux tableaux.
"Cesse de me donner des conseils ! J'aime mieux rôtir en enfer que d'accepter les conseils juridiques d'un traître de ton acabit. Tu m'as terriblement déçu Jude. Tu ne pouvais pas me faire pire offense que de t'allier avec cet enflure qu'est Gregory." Lance Armando, qui cherche à porter l'estocade et ainsi découvrir si Jude est vraiment passé du côté obscur.
"Te méprends pas ! Je ne fais que faire mon métier. Je n'y peux rien si ton fils s'y retrouve mêlé." Tente d'amadouer l'avocat, manquant visiblement de poigne quant il s'agit d'assurer sa propre défense.
"Laisse tomber, tes élucubrations n'y changeront rien. Je vois clair dans ton jeu désormais. Sache que je ne regrette pas d'avoir aidé ta mère dans le nesoin, même si aujourd'hui tu n'hésites pas à me tourner le dos." Narre l'homme pas peu fier de son investissement personnel.
"Quelle que soit la raison qui t'a poussé à te sacrifier au profit de Cole, sache que mon client ne lâchera rien, et tu risques d'écoper d'une peine de prison pour un crime qui n'est pas de ton fait. Repenses-y !" Tranche dans le vif Jude, ne sachant plus sur quel pied danser.
"Tu n'es pas sans savoir que ton client a beaucoup à perdre, y compris sa liberté, dans ce procès. Nous savons tous deux que c'est dans ce but qu'il a voulu déjouer la loi en empêchant mon fils de témoigner, d'où cette mascarade d'agression. Mais il a perdu ! Car Cole va témoigner, lui et Annie ont assisté à ses aveux, c'est pourquoi il s'acharne à tenter de les discréditer. Mais c'est peine perdue." Lance Armando, avec une intransigeance qui n'a dégale que sa vocation à nuire à Gregory.

A proximité de cette conversation de haute volée, un dispositif de sécurité est enclenché afin d'éviter de possibles émeutes entre prisonniers. Et le tapage qui s'ensuit se propage comme un feu dans une pinède. Il faut dire que rarement la petite prison de Sunset n'a été prise d'assaut de cette façon, et pour cause, un de leurs prisonniers, vient d'être retrouvé, apparemment suicidé.
C'est en tout cas ce que semble indiquer le légiste appelé sur les lieux, qui appuie sa théorie à partir de faits concrets : la victime aurait ingéré une forte dose de somnifères, entraînant en premier lieu une inconscience qui a fait suivre une obstruction respiratoire dûe à l'abaissement de la langue pendant le coma.
Paula, Ricardo, Ruise et Spencer, tous les quatres présents durant les premières analyses, ne peuvent contenir leur dégoût à la vue de la victime, qu'ils reconnaissent pour la plupart d'entre eux, à l'exception de Paula.
A ce moment précis, une ombre plane derrière les quatre policiers, qui se retournent d'emblée pour constater qu'il s'agit de Ben Evans, ce dernier, qui ne peut faire autrement que de voir la victime, est surtout circonspect devant un tel dévisagement, mais il n'a pas le temps de s'exprimer, car Ricardo l'attend au tournant.
"Tu reviens sur le lieu du crime Evans ?" Proclame sur un air incomparablement accusateur le vaillant policier, habitué à faire fausse route.
"Comment oses tu dire une chose pareillement absurde ? Puisque c'est toi qui m'a appelé !" Rétorque automatquement le séduisant anglais, coutumier d'être le sujet ce genre d'accusations sans fondement.
"Cesse ton baratin ! J'ai la preuve de ce que j'avance ! A savoir le registre des visiteurs ! Regarde donc quel est le dernier nom inscrit en bas du formulaire ! Evans ! Etonnant, tu ne trouves pas ?" Balance aisément Ricardo, fier comme un jeune coq.
Ben, qui, dans un premier temps, rejete le formulaire tendu maladroitement par son ancien rival, ne peut s'empêcher d'y jeter un coup d'œil furtif, pour assimiler avec difficulté l'information qu'a mentionné Ricardo.
"Comment est-ce possible ? Comment la connais t-il ? Sera-je passé à côté de quelque chose ?" Murmure discrètement Ben, abasourdi par ce qu'il vient de comprendre.
"Je ne t'entends plus ! Comment comptes tu pouvoir justifier une telle coincidence ?" Raille Ricardo, prêt à lui faire un procès d'intentions, et qui ne cache pas une certaine euphorie à cette idée.
"Que tu veuilles me croire ou non, cela m'est bien égal Ricardo ! Je sais qui est derrière tout ça, et il va vite regretter d'avoir commis une si grave erreur." Tonne Ben, en tournant les talons et se dirigeant à toute hâte vers la porte de sortie, laissant les policiers, interloqués et choqués, qui sont spectateurs malgré eux de la fermeture de la civière blanche sur le cadavre sans vie de Tess Marin.
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Anne



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MessageSujet: Re: Essai Fan-Fiction Suite Sunset Beach   Mar 29 Avr 2014, 21:02

De plus en plus de croustillant dans cette suite!! Merci Régis!!!
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cindye



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MessageSujet: Re: Essai Fan-Fiction Suite Sunset Beach   Mar 29 Avr 2014, 21:18

J adores,il y a beaucoup de suspense et de tension, j ai hate de voir la suite..... Smile
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CrazyAntonio



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MessageSujet: Re: Essai Fan-Fiction Suite Sunset Beach   Mar 29 Avr 2014, 21:35

Hello Régis ! J'ai déjà lu une partie de ta fic ! C'est super !! Bravo à toi. Tu as de l'inspiration dis-donc, j'adore tes histoires avec les personnages !! Il faut que je continue...  study 
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Gémeaux Dragon
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MessageSujet: Re: Essai Fan-Fiction Suite Sunset Beach   Mer 30 Avr 2014, 00:00

Merci à vous les filles.  calin 
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MessageSujet: Re: Essai Fan-Fiction Suite Sunset Beach   Mer 07 Mai 2014, 02:14



Entre deux bruits sourds de vagues ondulantes qui regagnent leur territoire marin, on peut entendre la voix stridente de Carmen qui s'apprête à monter à l'étage de la propriété de Ben, suite au message alarmiste d'Annie tant elle catastrophise à l'idée qu'il soit arrivé un malheur qu'elle n'aurait pas pu voir dans ses cartes.
Non loin de là, Annie se trouve elle aussi à l'étage en compagnie de Benjy, qui écarquille les yeux tel un enfant dans l'attente de ses présents de Noël, et pour cause, Annie lui a promis un véritable feu d'artifice pour la suite de leur plan ingénieux visant à faire de la vie de Meg un funeste enfer.
Pour ce faire, Annie est déterminée à passer à la vitesse supérieure et ne souhaite plus se contenter d'être spectatrice des agissements du garçonnet. Elle désire y mettre sa touche personnelle, mais en s'assurant bien qu'elle ne sera en aucun cas tributaire de ce qu'il adviendra une fois le pot-aux-roses découvert. Elle se dirige vaillamment vers le dressing du couple et commence toute guillerette à lacérer les tenues de sa paysanne favorite, bien que ses tenues actuelles soient en tout points semblables à celle de la citadine endurcie. Des robes élégantes aux pantalons slims, en passant par les dessous affriolants, tout est passé au peigne fin par Annie, ou plutôt aux ciseaux tortionnaires. Même la collection de bottines et talons de la demoiselle n'est pas épargnée car dans le feu de l'action, Annie est habituée à aller au bout des choses. Toute cette sordide scène se passe devant Benjy, qui ne cesse de rire de voir peu à peu les vêtements de Meg partir en lambeaux, mais c'est très probablement l'éventail de commentaires fielleux émis par Annie qui énumère point par point les raisons qui la poussent à la haïr, et donc à déchirer sans remord sa garde-robe :
"Tiens, ça c'est pour t'être servie du meurtre de mon défunt père pour t'incruster dans la vie de Ben !" "Et vlan, ça c'est pour la fois où tu cassé le vase préféré de Tante Bette !" "Et ça, c'est pour avoir souiller la vie de Maria !" "Et ça, c'est parce que cette robe est vraiment trop somptueuse pour la bouseuse que tu resteras toujours, quoi que tu fasses !"
Alors qu'elle poursuit sans vergogne, telle une véritable furie, le lynchage ce son ennemie à travers ses habits, Annie parvient in-extremis à entendre les pas fracassants de Carmen s'approcher dangereusement de la chambre du couple marital et tend incessamment les ciseaux responsables de ce "bain d'hémoglobine de tissu" à Benjy, qui n'a pas le temps d'émettre une quelconque objection que sa grand-mère se trouve déjà là, les yeux révulsés par le choc de la scène comparable à un champ de mines, et balbutiant d'une voix chevrotante :
"O Mi nino ! Mais qu'as tu fait là ?" Sous le regard semi hagard, semi satisfait de l'enfant, visiblement dans l'incompréhension la plus totale, et qui s'apprête à proclamer le nom de la vraie fautive, mais est pris au dépourvu par la rouquine, qui dénonce calomnieusement le garçon, et de la manière la plus lamentable qui soit.
"Voyons Benjy ! Ce ne sont pas des façons de régler tes comptes avec Meg ! Tu devrais plutôt dire à ton père ce qui ne va pas ! Carmen, si je puis me permettre, il faut absolument aviser Ben et Maria de ce qui vient de se produire. Cet acte, certes maladroit, traduit sans nul doute un mal-être plus profond dû à son antipathie pour Meg. Benjy doit passer en priorité aux yeux de ses parents, vous êtes bien d'accord avec moi ?" Formule peu scrupuleusement Annie, qui n'attend pas son reste avant de lever l'ancre, laissant son complice dans la panade et livré à lui-même.

Dans sa cellule qui le sépare du procès dantesque qui l'attend, Gregory fait les cent pas, se remémorant point par point sa stratégie de haut vol qui, il l'espère, lui offrira la liberté une fois le verdict rendu. Bien qu'il sait inéluctablement que le combat sera d'une pitié sans commune mesure, Gregory aspire à ce que sa fille Caitlin soit épargnée par le déballage médiatique que provoquera ce procès, mais se fait guère d'illusions pour autant : après le coup d'éclat qu'il a programmé, Caitlin ne lui en voudra que davantage, jusqu'à peut-être atteindre un point de non retour. C'est tout l'enjeu de ce procès pour l'invincible homme d'affaires, jadis avocat du gratin de Sunset, qui est persuadé que les jeux sont faits. La venue de Jude, qui vient prendre le pouls de son client avant le grand saut, pourrait faire redescendre les pieds sur Terre à son client.
"Vous êtes fin prêt ?" Aborde avec finesse l'avocat, victime d'un trac grandissant bien plus conséquent que celui de Gregory, imperceptible.
"Tout dépend de ce que vous avez à m'annoncer. Au préalable, avez vous contacter notre témoin prodige ?" Souligne avec insistance le prisonnier, qui tient au bon déroulement du procès jusque dans les moindres détails.
"Cela va sans dire. Néanmoins, ce témoin, pour des raisons pratiques et surtout stratégiques, ne passera qu'en dernière position. Vous imaginez bien le tapage juridique que cela va engendrer." Relance l'avocat consciencieux et qui se démène pour que ce procès se fasse sans heurt.
"Ne soyez donc pas ridicule ! Dans tous les cas, mes ennemis vont sauter au plafond en découvrant ce témoignage qui marquera ma liberté retrouvée. Dites vous bien qu'après cela, Annie, Cole et autres Armando bous haïront, soyez en certain." S'amuse à rappeler Gregory, complètement insensible à genre de sentimentalisme.
"Certes, j'en ai parfaitement conscience. Mais théoriquement, ils ne sont pas les seuls de votre entourage à venir plaider activement contre vous, et par là même à risquer de vous détester. Si je ne m'abuse, Olivia ainsi que vos deux enfants se trouvent actuellement dans le hall, attendant patiemment votre mise en examen." Argumente Jude, qui a l'étrange impression que Gregory rejette obstinément tout raisonnement logique dès que ça a trait à sa famille.
"Sachez qu'en ce qui concerne ma fille, je sais déjà comment la ramener dans le droit chemin. Nul besoin d'être fin psychologue pour deviner qu'elle cherche à combler le vide qui lui pèse depuis que Trey lui a été arraché des mains de sa mère." Poursuit astucieusement Gregory tout en serrant le nœud de sa cravate, qu'il prend plaisir à porter, même si l'occasion est bien contraignante.
"Excusez-moi de revenir sur ce point, mais Olivia est sa mère biologique, et Cole étant son père, Trey fera toujours partie intégrante de la vie de Caitlin." Souligne d'une voix qui se veut à la fois rassurante et ferme.
"Très cher ami. C'est justement là où le bât blesse ! Caitlin ne pourra supporter des années durant cette horrible situation dilemnatique que lui fait subir son regrettable époux. Et c'est le point de mire de mon plan : amener Caitlin a avoir en horreur les géniteurs de Trey, et ainsi elle reviendra vers moi...." Prononce Gregory comme une sentence à l'encontre de ceux qui l'ont trahi.
"Revenons d'un peu plus près sur la séquence d'ouverture de ce procès. Tout d'abord, sachez que Steele a envoyé des convocations à un bon nombre des habitants de Sunset, et que tous sans exception n'auront d'autre choix que de se plier aux lois du barreau. Les journalistes viendront à foison pour vous voir tomber de votre piédestal. Désolé de vous mettre tout ceci à l'esprit mais devez impérativement vous y préparez." Affirme prudemment l'avocat, se lançant à la conquête d'un défi les plus périlleux.
"Un instant. Il me semble avoir été suffisamment clair sur un chose qui demeure primordial pour mener à bien votre juridiction, c'est que le témoignage de Cole soit retardé au plus tard possible. Il en va de l'avenir de ce procès, et de votre carrière." Exige de façon légèrement excessive Gregory, dont le trait de personnalité autoritaire ne peut s'empêcher de refaire surface.
"Je ferai ce qui est en mon pouvoir pour diriger la séance vers les autres témoins. Mais dites-vous bien que vous ne disposerez que de très peu de temps avant que Cole ne soit appelé à la barre. Son témoignage est crucial dans cette affaire et Steele en a pleinement conscience." Mentionne par une nouvelle tentative d'apaisement Jude, qui craint que Gregory n'ait encore un tour dans son sac en ce qui concerne le devenir de Cole Deschanel.
A cet instant, Jude reçoit un appel téléphonique du greffier, qui lui donne l'ordre de quitter la cellule, car les gardes vont entrer pour menotter Gregory avant son transport vers le commissariat, lieu où va se tenir la première phase de sa "résurrection" selon les propres termes du prisonnier.

Non loin de là, dans le hall du tribunal dans lequel officiera tout à l'heure Jude Cavanaugh, dans le but de laver son client de toute accusation, les divers témoins de l'affaire se retrouvent peu à peu dans ce petit comité, où l'on peut deviner une dramaturgie qui ne va que monter crescendo. Tous se préparent psychologiquement du mieux qu'ils peuvent à la lutte épique avec Gregory, bien que cela se fasse par avocats interposés.
Les premiers à arriver sont Caitlin et Cole, fraîchement réunis, qui ont pris le soin de rassasier leur amour meurtri par les journées de détention abusive de Cole et qui sont déterminés à faire front ensemble. Ils sont suivis de près par Sean, qui semble pour sa part totalement désenchanté par sa simple obligation de présence en ce lieu. Il faut dire qu'il n'a jamais ressenti la moindre affection pour celui qui l'a élevé, ce dernier faisant toujours passer sa sœur ainsi que son travail en priorité, et lui faisant implicitement savoir qu'il n'avait pas de profond attachement pour lui.
Survient alors Bette, excessivement pouponnée pour l'occasion, qui vient, outre le fait de soutenir la famille Richards pour qui elle a la plus grande considération, également dans l'intention d'obtenir des détails croustillants pour la parution de son prochain article ayant pour titre "Un homme au pouvoir absolu ?"
Cette dernière prend soin de saluer chaleureusement les trois personnes présentes, avec une tendresse particulière à l'égard de Caitlin, qu'elle sait dévastée, et lui adresse à l'oreille quelques paroles qui se veulent réconfortantes.
" Ça va très bien se passer ma chérie. Ton père, aussi cynique qu'il puisse être, sait que tu es là, et il fera tout ce qui est humainement possible pour t'épargner de nouvelles souffrances. Rarement je n'ai vu un homme aimer aussi sincèrement sa fille. Quels qu'aient été ses agissements par le passé, il les a réalisés dans un seul objectif : te protéger."
Ces paroles, vide de sens aux yeux de Cole, dont l'aversion pour l'homme d'affaires n'est plus à démontrer, prennent une autre dimension pour Caitlin, qui, en guise de remerciements, enlace affectueusement Bette en ajoutant ouvertement, et de façon intentionnelle en visualisant l'apparition d'Olivia :
"Merci Bette. Tu as toujours été comme une mère pour moi et pour Sean, notamment quand Maman passait son temps à s'enivrer."
Mal à l'aise, Olivia feint ne pas avoir entendu les propos blessants de sa fille et s'insinue malgré tout dans la foule qui, collectivement, ne peut rester indifférent par la tenue renversante de splendeur de la raffinée ex-épouse Richards, qui porte à merveille un tailleur chic des années soixante bleu outremer, assorti d'un haut rose tyrien, le tout agrémenté de talons du même coloris, laquelle met tous les journalistes venus en masse sans dessus dessous.
"Toujours prête à te faire remarquer ! Cesse de voler la vedette à Gregory ! On dirait que c'est toi qui va passer en jugement !" Glousse sur un ton amicalement sarcastique Bette, qui se jette sur son amie pour lui faire un bise clownesque.
"Bonjour Bette, as tu des nouvelles d'Armando ? Est-il revenu sur ses déclarations ?" S'interroge Olivia, pas insensible au devenir de son ex-fiancé.
"Mais de quoi parles tu voyons ? Armando t'aurait il fait une déclaration d'amour ?" Lance de façon humoristique la journaliste sur le retour, qui n'a visiblement pas pris connaissance des récents événements.
"Dis donc ! Pour une journaliste de premier ordre censée être au cœur de l'actualité, je te trouve très dépassée ! Je te signale qu'Armando s'est avoué coupable de l'horrible agression qu'a subit Gregory." Réprimande la coquette dame, avec un air malicieux.
"Comment ? Mais comment se fait-ce que je n'en ai pas été avertie ? Oscar ! Oscar ! Tu as intérêt d'avoir une excellente raison pour m'avoir caché ça !" Criaille Bette en s'enlisant dans le couloir d'entrée, avant que ses interjections semi audibles ne disparaissent elles aussi, perdues dans le brouhaha qui règne dans les salles alentours.
Olivia, le sourire aux lèvres de constater que son amie loufoque ne changera jamais, oublie l'espace d'un instant la dure et indicible épreuve qui l'attend de l'autre côté de cette double porte en bois massif qui risque fort bien de l'amener à faire un choix cornélien : témoigner contre Gregory, ou aller plus ou moins dans son sens.
Sean, qui a le pressentiment que sa mère est justement en train de songer à couvrir les crimes honteux de son ex mari, se met à ronchonner derrière elle, tout en lui tenant délicatement la main, pour lui signifier que ses propos ne sont pas destinés contre elle. :
"Ce procès n'est qu'une vaste fumisterie. On sait tous que Papa a tué Francesca. C'est indécent qu'il essaie une fois n'est pas coutumes de tirer son épingle du jeu." S'indigne le jeune fils de famille, scrutant le Juge Lynch, ami de longue date de Gregory, faire son entrée dans la salle d'audience.
"D'autant qu'il sait fortement bien que tous les secrets scandaleux de la famille vont refaire surface, un tout particulièrement, n'est ce pas, Olivia ?" Scande honteusement Annie, dont l'émergence inopinée jette un froid dans l'assemblée, déjà à couteaux tirés.
"Pourquoi daignes tu te montrer ici ? Tu viens voir ton mari se faire passer la guillotine ?" Suppose sur un air dédaigneux Olivia, en levant les yeux au ciel, pour montrer son indignation.
"Ravie de constater que tu te décides enfin à te rappeler que Gregory est mon légitime époux et non le tien. Il me paraît évident que le fait d'avoir osé le tromper avec ton gendre t'as complètement discréditée de ce titre honorifique." S'amuse pas farouche la rouquine, qui aime tant lancer des piques à celle qui lui a, selon elle, volé l'amour de son défunt père.
"Ça suffit Annie ! C'est suffisamment pénible pour nous tous de nous retrouver ici, obligés de se soustraire à cette parodie de procès. Inutile d'en rajouter avec tes remarques déplacées qui ne font rire que toi." Fustige avec exaspération Cole, qui ne supporte par l'idée que les propos d'Annie parviennent jusqu'aux oreilles de Caitlin, dont le traumatisme constant se lit dans dans ses réactions émotives intempestives.
Annie, qui a conscience que sa socialisation dans Sunset est sur le déclin, accepte de botter en touche et de ne pas donner suite à la dispute pleine d'animosité qui s'annonçait, et se réfugie dans un coin dans le ridicule espoir de se faire oublier.
"Il était temps que quelqu'un la remette à sa place ! Je suis enchantée de constater que tu n'as pas perdu ton bon sens." Dénote mi-enjouée Olivia, qui cherche à recoller les morceaux de sa famille brisée.
"Si cela ne tenait qu'à moi, Caitlin et moi nous ne serions pas ici, mais avec Trey. Mais en attendant que nous puissions nous échapper, je te prie de maintenir tes distances, dans l'intérêt de chacun et en plus particulièrement celui de ma femme." Tonne froidement l'homme aux fossettes, dont la crispation se dessine sur le visage, et qui regagne aussitôt sa place aux côtés de Caitlin, qui sanglote dans les bras de Sean, toujours présent.
Alors que tout un chacun s'entre-déchirent sur des querelles de longue date, tous restent sans voix lorsque l'inébranlable Gregory fait son entrée, triomphant tel un pharaon, digne des chevaliers de la cour, et Annie ne peut s'empêcher de faire une réflexion grinçante : "Comme dit le proverbe, Il faut rendre à César ce qui est à César." et amplifie intérieurement son propos d'un second proverbe, qu'elle se garde bien de clamer :"Tout condamné à mort aura la tête tranchée"en projetant l'idée que lui a soumise précédemment Olivia d'imaginer Gregory sur l'échafaud, ce qui l'a fait sourire.

A quelques mètres de là, dans une pièce attenante, reviennent de la morgue Ricardo, Paula, Ruise et Spencer, tous quatre ayant pris soin d'écouter attentivement les premiers éléments du rapport d'autopsie de feue Tess Marin, leur dévoilant sans le moindre doute que cette dernière a été victime d'un arrêt cardiaque après ingurgitation d'une dose létale de somnifères, ayant entraîné la mort. Tous ont subi une onde de choc, mais le devoir les attend. Très rapidement, le Procureur Steele est prévenue des récents événements entourant ce décès troublant, et elle charge l'agent Stevens ainsi que l'Inspecteur Torres de démêler cette affaire, puis elle ordonne incisivement aux officiers Spencer et Ruise de la suivre, séance tenante, pour assister au procès de Gregory, en prenant soin de laisser Paula et Ricardo dans la plus totale ignorance.
Ces derniers, consciencieux et conscients de l'opportunité que leur offre le Procureur de faire leurs preuves en commun, mais aussi de la tâche stressante qui les incombe, se décident dès lors à entamer une collaboration pour éviter toute défaillance dans leurs prémisses d'enquête.
"Cette histoire me semble bien confuse, déjà on peut se poser la question de savoir comment Tess s'est procurée ces somnifères, quand bien bien il s'agit d'un médicament délivré sans ordonnance, il n'empêche que quelqu'un les lui a forcément fourni." Soulève brillamment Paula, ne boudant pas son plaisir de retrouver son partenaire d'antan.
"Je ne vois qu'une seule personne qui aurait pu vouloir réduire au silence cette femme, c'est Evans ! J'en mettrai ma main au feu !" Se braque d'entrée de jeu Ricardo, avec un regard féroce, avec sa hargne du temps où il était persuadé que ce dernier avait laissé Maria être emportée par le courant.
"Tu n'as pas l'ombre d'une preuve tangible permettant d'étayer tes soupçons." Apostrophe l'investigatrice, qui ne peut que s'interroger sur les véritables motivations de Ricardo, qui a toujours nourri une profonde haine viscérale à l'encontre de son ex beau-frère, haine qui en l'occurrence, pourrait obscurcir son jugement.
"Sans vouloir t'offenser, je connais cette affaire mieux que toi. Cette femme a berné tout le monde dès son arrivée dans cette ville. Elle était l'alliée de Derek et a réussi à duper Ben, qui, le connaissant, n'a pas dû apprécier d'être roulé. C'est une raison suffisante pour qu'il ait ressenti le besoin de la supprimer." Interjecte le policier, qui n'apprécie guère ce manque de considération vis-à-vis de ses intuitions, qu'il pense invulnérables.
"Certes, je n'étais pas aux premières loges lors de ces faits, mais j'ai étudié le dossier à l'instant, et je pense que l'on peut considérer que Tess pouvait avoir des pensées suicidaires vu qu'elle a perdu son fils, Derek ainsi que sa liberté. Ce sont des motifs suffisants pour vouloir en finir." Soutient patiemment Paula, qui tente de porter un regard plus neutre, tout en sachant qu'elle aura fort à faire de rallier Ricardo à son sens.
"Pour moi, la thèse du suicide est à écarter d'office. De toute façon, il faut bien qu'une personne ait transmis ses médicaments, bien que domestiques, jusqu'à la prison. Et le registre des visiteurs laisse clairement entrevoir la vérité : Evans est le dernier à avoir franchi la cellule, ce qui signifie qu'il ne peut s'agir que de lui." Emet avec conviction Ricardo, qui a pourtant la réputation de se vautrer dans ses intuitions, que ce soit à titre personnel ou professionnel.
Face à un tel déploiement et une telle volonté de convaincre, Paula capitule, et opte de laisser Ricardo camper sur ses positions, tant elle est ravie de voir le brillant et sûr de lui Ricardo refaire surface. Le regard qu'elle lui porte est empreint de chaleur humaine, elle pétille à l'idée de reformer leur tandem et se refuse à le contrarier et ainsi se priver du plaisir d'être en sa présence, bien que lui soit encore meurtri par sa récente désillusion amoureuse.
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cindye



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MessageSujet: Re: Essai Fan-Fiction Suite Sunset Beach   Mer 07 Mai 2014, 11:24

Super,toujours aussi croustillant Newlook, j ai hate de voir la suite..... Smile
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MessageSujet: Re: Essai Fan-Fiction Suite Sunset Beach   Mer 07 Mai 2014, 11:43

Merci Cindye. Very Happy
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CrazyAntonio



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MessageSujet: Re: Essai Fan-Fiction Suite Sunset Beach   Jeu 08 Mai 2014, 13:37

Il faut que je continue à lire la tienne. J'avais beaucoup aimé ce que j'avais commencé à lire... j'ai du retard à rattraper !!  Wink 
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MessageSujet: Re: Essai Fan-Fiction Suite Sunset Beach   Mer 21 Mai 2014, 03:22



Un vent de gaieté souffle à la boutique des sœurs Cummings, Sara s'attèle à l'organisation de la plus décriée des célébrations par les nombreux célibataires : la Saint-Valentin ! Elle arbore un large sourire tout en confectionnant des bouquets qu'elle dispose ça et là, entre les vitrines où s'entremêlent de nombreux bijoux, plus ou moins onéreux, qui feront très certainement un tabac durant ce concept qui se veut avant tout commercial.
Néanmoins, Sara n'a pas le cœur à s'imaginer convolant en juste noces avec son amoureux, car son attention est concentrée sur cet obscur individu qu'elle a fortuitement rencontré à deux reprises, premièrement à Surf Central, puis sur la plage, et ne peut s'empêcher d'imaginer tout un tas de théories plus ou moins fallacieuses, systématiquement liées à ses propres incertitudes ou pressentiments, comme par exemple lorsqu'elle pense qu'il pourrait avoir un lien avec le tout aussi enigmatique personnage qui se trouve dans la galerie d'art située juste en face, Ross English, qu'elle trouve louche, sans prendre la peine de s'interroger si ses doutes ne sont pas plutôt dus à son inimitié avec Maria.
Aussi cette dernière est toujours plongée dans ses pensées vertigineuses au moment où Meg fait son apparition, avec un teint revigoré et tout particulièrement brillant, qu'elle ne se prive pas de tellement elle est soulagée d'avoir mis fin à son calvaire matinal qu'elle s'empresse de raconter en omettant aucun détail palpitant à Sara, interloquée par ce récit épouvantable, et qui les mène toutes deux à une conclusion commune :
"Je suis certaine qu'Annie est mêlée de près ou de loin à cette plaisanterie de mauvais goût. Il n'y a qu'elle pour se montrer aussi vile !" Se radicalise aussitôt l'aînée des sœurs, qui a été la victime de sa méchanceté à maintes reprises.
"Je ne comprends pourquoi Ben donne l'autorisation à cette femme de jouer les intruses chez vous. Tu devrais te montrer plus ferme à ce propos ! Déjà que tu dois sans cesse composer avec son ex femme !" Renforce Sara, toujours partante quand il s'agit de remettre de l'ordre dans la vie conjugale de sa sœur.
"Le plus troublant, c'est que Benjy semblait trouver ça hilarant. J'ai vraiment eu le sentiment d'être comme une bête de foire ! Et Ben qui tardait à prendre ma défense et à me transporter aux urgences...." Relate avec mélancolie Meg, qui sent l'amorce de larmes qui traversent son visage, tant elle fut sous pression durant ces dernières heures.
"Il faut que tu relativises, Meg. Ce ne doit pas être une mince affaire pour Ben de sans arrêt faire tampon entre toi et Benjy, qui puis-est si l'ineffable Annie s'en mêle pour jeter davantage le trouble entre vous. Pour autant, si j'étais toi, je mettrai les points sur les i avec Ben sur ton impossibilité à accepter l'inacceptable sous ton toit." Glisse avec doigté Sara, qui considère que Meg doit taper du poing sur la table.
Toutes deux sont brusquement interrompues dans leur discussion à cœur ouvert par Casey, qui a eu vent d'une information primordiale par Spencer, qui l'a croisé au Java Web en récupérant sa commande de décaféiné pour sa journée.
La mine renfrognée et visiblement secouée du beau sauveteur laisse entrevoir tout de suite qu'une mauvaise nouvelle attend nos deux gérantes, et cette dernière ne se fait pas attendre, puisque Casey vient leur dévoiler la mort brutale de Tess. Toutes deux, ébranlées par cette triste annonce, ne se prononcent guère quant à leur ressenti réel, car elles sont partagées entre leur compassion humaine, et leur indifférence due à tout ce que cette femme a fait endurer à son entourage, tout ça à but lucratif.
Sara est la première à se décider à briser le silence qui alourdit la pièce.
"Spencer t'a t-il dit autre chose ? C'est vraiment un suicide ou bien envisage t-il d'autres hypothèses ?" Sonde la benjamine des Cummings, qui a toujours eu l'art de glisser son nez partout.
"En fait oui ! Meg, tu dois savoir autre chose...." Lance Casey sous le sceau de l'avertissement et de manière cabalistique, comme si Meg risquait de s'effondre à tout instant.
"Quoi ? Et bien quoi ?" Intervient sans plus tarder Sara, voyant que Meg ne peut faire sortir aucun son de sa bouche.
"C'est à propos de Ben..... Il se trouve qu'il est, selon Spencer, le dernier à avoir rendu visite à Tess avant qu'elle ne mette fin à ses jours.... " Colporte avec réticences le jeune homme, pleinement conscient de mettre ainsi son ami sur la sellette.
"Qu'est ce que tu cherches à insinuer ? Et puis d'abord, je ne saisis pas pour quelle obscure raison Ben aurait pris la peine de revoir cette femme avide d'argent et pleine de rancune....." Tente en vain de se raisonner elle-même Meg, dont la volonté de réhabiliter Ben la rend systématiquement imperméable au chagrin.
"Voyons Meg ! Tu sais très bien que je ne cherche pas à sous entendre que Ben serait mêlé de près ou de loin à cette affaire, mais en revanche, Ricardo en est persuadé et il ne lâchera rien d'après ce que m'a raconté Spencer." S'exclame Casey, un brin vexé que Meg puisse mettre en doute sa loyauté.
"Je vais découvrir le fin mot de cette histoire ! Où est Ben ? Il faut que je m'entretienne avec lui pour connaître sa version. Ensuite, j'irai trouver Ricardo et je tâcherai de lui rappeler qu'il ne peut pas continuellement venger l'accident de sa sœur sur mon mari...." Vitupère la demoiselle, sujette à bien des désagréments, et qui cherche là un moyen de dissoudre ses angoisses sous les yeux de Sara et Casey, qui s'enlacent et échangent un baiser passionné sous l'impulsion du moment qui se veut tendu. Sans doute cherchent-ils à se rassurer en songer que la vie peut aussi réserver de jolies surprises.

Un silence palpable, incommensurable même semble gagner toute l'assistance réunie dans le hall du tribunal par l'arrivée emphatique de l'accusé, Gregory Richards, ancien ténor du barreau, et qui est désormais considéré comme le prédécesseur de Jude Cavanaugh, qui ne tarde pas à se montrer, sous des hordes de journalistes qui ne cherchent qu'une chose : avoir la primeur d'un scoop de dernière minute pour la publication de leur presse.
Gregory ne semble manifester aucune émotion, non sans faire profil bas, c'est davantage une sérénité singulière comme si une sombre idée germait, tapie dans l'ombre de son esprit, idée qui le rendrait invincible d'un jugement coupable.
Les divers témoins s'introduisent progressivement dans la salle d'audience numéro huit, qui, comme le veut la tradition, se trouve être le lieu des procès dits à huis-clos, ce qui a pour but d'enrichir les soupçons de l'ensemble des témoins, qui ne s'étaient pas préparés à cette éventualité.
"Mais que nous mijote-il cette fois encore ?" S'interroge pour elle-même Bette, armée de son calepin et rongeant son crayon, l'air crispé.
"Je n'ai rien le droit de vous dire. Je sais juste que le Juge Lynch a ordonné que ce procès se déroule sans public, et sans journalistes. Je crains que vous ne puissiez y assister." Annonce sereinement Ruise, conscient de la crise volcanique que pourrait faire Bette si elle est mise à l'écart de l'un des événements majeurs de tout Sunset.
Un vent de polémique semble dès à présent gagner la foule, déplacée pour rien, qui espérait tant pouvoir assister à la déchéance de l'ancien patriarche de la ville. La confusion règne tout autant pour sa famille, qui oscille entre effroi et rassurement de passer à côté d'un déballage médiatique dont elle se passerait bien.
Tous prennent peu à peu place dans cette salle où une ambiance empreinte de querelles internes règne. Caitlin, Cole et Sean s'installent côte à côte en tâchant de se tenir les plus éloignés possible d'Olivia, tandis qu'Annie, après avoir reçu une accolade amicale de la part de Ricardo, s'installe au fond de la salle et vocifère intérieurement contre Jude, qu'elle ne peut s'empêcher d'en admirer le charisme et le magnétisme qu'il a sur elle, en se remémorant leurs quelques moments de bonheur vécus ensemble, avant de se réveiller et de se pincer pour elle-même. :" Reprends-toi Annie ! Il y a bien plus important que d'avoir un homme dans sa vie, surtout s'il s'avère être un traître ! On ne m'y reprendra pas à deux fois !" Murmure celle qui a toujours considéré l'argent comme le seul moyen de compenser le manque d'amour et de son père, et des hommes en général, au point d'être aujourd'hui matérialiste à outrance et d'en oublier que la valeur humaine n'a pas de prix.
Le Procureur Steele, en charge du dossier de l'affaire, entre en scène d'une façon remarquablement condescendante, affublée d'un tailleur gris anthracite bon marché, mais qui fait illusion. Son attitude de conquérante est vite assombrie par son étonnement d'apercevoir Ricardo dans la salle, mais ne peut se résoudre à faire un esclandre et risquer de contrecarrer sa future plaidoirie.
A l'extérieur, Bette continue de jouer de ses relations pour tenter de pénétrer dans la salle, sans succès. Elle n'hésite pas à faire un numéro de charme à classifier dans le pathétique tant elle n'y croit pas une seconde. Il faut dire que le garde en question ne s'avère pas être ce que l'on peut appeler un gentleman, et physiquement, il est bien loin d'être un Apollon avec son air constipé, ses cheveux dégarnis, plutôt trapus et la mine taciturne. Elle s'essaie donc à une approche plus adéquate grâce à ses dons de comédienne. :
"Voyez-vous, charmant Monsieur. Cet homme qui est sur le point d'être torturé par ce tribunal est mon amour de jeunesse. C'est la manifestation de son amour pour moi qui l'a amené à commettre un crime.... sanglant. Mais il l'a fait car la femme qu'il a tué était la dernière détentrice du vaccin à base de plantes médicinales de la maladie dont je souffre : la malaxiophobie ! Je dois impérativement témoigner pour sauver l'honneur de cet homme que j'aime éperdument et qui a risqué sa réputation pour me sauver !" Scande drôlatiquement Bette, sous les yeux de Ruise, effaré par les proportions démesurées que prennent toutes situations auxquelles la vaillante femme est mêlée.
Le garde, penaud et dans l'incapacité de déceler le vrai du faux, reste imperméable et campe sur ses positions. Alors que Bette s'apprête à jeter l'éponge, elle reconnaît un visage familier, celui de Gabi qui, le cœur serré, s'avance laborieusement vers l'entrée dans l'arène, tant la tâche qui lui incombe est pénible. A quelques mètres et relevant sa tête, elle aperçoit Bette qui lui fait des grands gestes dignes d'un agent de la circulation qui lui indiquerait si oui ou non, elle peut continuer son chemin ou s'arrêter à la prochaine intersection. Bette lui fait alors des mimiques suffisamment expressives pour que Gabi saisisse l'idée générale : la main gauche posée sur le front et celle de droite qui se place sur le ventre, avant de se recroqueviller pour simuler un malaise. Gabi, n'écoutant que sa grande admiration pour la doyenne, s'exécute piteusement tant ses talents d'actrice sont à l'essai, mais l'effet escompté se produit, et c'est le principal. Le garde, préoccupé par le pseudo vertige de la jolie demoiselle, ne distingue pas l'intrusion fortuite de Bette,
sous le regard médusé d'Oscar, qui n'en revient pas et ne peut s'empêcher de s'esclaffer.
Une fois la porte refermée derrière eux, Oscar ne tarde pas à poser une question qui le turlupine. :
"La malaxiophobie ? Où êtes vous allée chercher une pareille maladie imaginaire ?" Lance le policier, persuadé que la dame au chapeau a sorti de son accoutrement une invention de toute pièce, comme pour plagier le personnage d'Argan créé par Molière de son vivant.
"Tsss Tsss Tsss ! Sachez, jeune homme, que je n'ai rien inventé du tout ! J'ai écrit une chronique sur cette maladie figurait dans le dernier numéro du Sentinel, sur tout ce qui a trait à la génophobie de manière générale. Mais j'ai le sentiment qu'il ne m'aurait pas prise au sérieux si je lui avais dit que c'était de cette maladie dont je souffrais." Radote Bette, faisant au passage passer Oscar pour un ignare, en le prenant par l'épaule comme si une idylle venait de naître entre eux.

Mise sur son trente et un pour l'occasion, la jeune Emily, qui laisse la blondeur naissante de ses cheveux ondulés parcourir le haut de sa poitrine ainsi que sur son corset légèrement échancré, se trouve à l'entrée do commissariat dans lequel va se jouer le procès décisif du père de son petit ami, aux yeux duquel elle souhaite demeurer agréable. Elle tient impérativement à être aux côtés de Sean pour l'épauler, bien qu'elle sache que théoriquement, lui ne sera nullement affecté par l'issue de ce procès, que son père obtienne ou non la relaxe.
Alors qu'elle parfait sa coiffure avant d'entrer, elle tombe nez-à-nez aveux le fameux duo de choc composé d'Amy et Brad, qui eux, n'ont malencontreusement pas le temps de déserter du paysage avant d'être pris sur le vif par Emily, qui montre clairement son indisposition à les trouver ici en cette journée si primordiale pour Sean. :
"Qu'est ce que vous faites là, tous les deux ? Ce n'est pas le moment d'importuner Sean ! Ce qu'il traverse est suffisamment pénible sans que vous n'en mettiez pas votre grain de sel !" Bondit aussitôt Emily, pas décidée à faire dans la demi mesure.
"On a tout autant que toi la légitimité de se trouver ici. Sean est notre ami, et je veux le soutenir, quoi de plus naturel, après qu'il m'ait sauvé la vie !" Palabre avec artifices la jeune blondinette, incluant comme d'habitude Brad contre son gré dans ses énigmatiques intrigues.
"Ça suffit ! Tu n'es qu'une petite bêcheuse et tes plans pathétiques n'auront plus jamais le moindre effet sur notre amour à Sean et moi, alors tu peux cesser toutes idées sournoises, tu ne fais que te ridiculiser davantage, et tu risques ni plus ni moins de toucher le fond !" Emet telle une onde choc la jeune femme, d'apparence fluette, mais qui ne peut réprouver plus encore son ire à la vue de celle qui l'a déjà trahit à maintes reprises.
Par souci de préserver l'élaboration de son énième plan, Amy accepte, faussement magnanime, de circuler et entraîne sauvagement Brad par le bras, lequel n'a pas le loisir de saisir ce qui se trame, qu'il se trouve déjà bien loin, et peut dès lors exprimer le fond de sa pensée, qui se résume en un mot : la trouille.
"C'est bon ? Tu jettes l'éponge ? Génial, car moi je ne le sens pas cette alliance déconcertante avec ce plein aux as !" S'exclame craintif le jeune homme, qui préfèrerait se la couler douce sur la plage à lorgner les demoiselles en bikini.
"Quelle peste ! J'vais lui ôter l'envie de me parler sur ce ton ! Madame Sainte Nitouche prend un peu trop d'assurance ces temps-ci ! Je vais la faire descendre de son petit nuage, et fissa !" Grogne avec emportement la jeune fille, ne se donnant même la peine de répondre aux revendications de Brad, outré par le mépris que lui signifie sa copine, avant de poursuivre le listing de ses inquiétudes. :
"Si ça se trouve, le "Padre"Richards fait partie de la pègre, et il va nous liquider dès que nous ne lui serons plus utiles...." Entonne Brad de ses pessimistes allégations, tout en se projetant dans une adaptation personnalisée du "Parrain" , où il puise son inspiration. :
_"Toi, tu t'en es pris à la "Famille" ! Et il n'y a rien de plus important pour moi que la "Famille" ! Un accident est si vite arrivé à quiconque ne respecte pas ma "Famille" ! Formule de façon équivoque Gregory, accoutré de haut en bas en panoplie noire, et tirant sur le mégôt de son cigare avec l'air d'un véritable mafieux.
_"Laissez-moi vous expliquer Monsieur Corleone, c'est elle qui m'a obligé !" Ose Brad, tout contrit, et courrouçant plus encore le "Padre", qui poursuit son envolée cinématographique :
_"En plus de trahir ma "Famille", tu es prêt à trahir ta "Famille" et lui mettre un contrat sur la tête ! Tu seras banni pour cela ! Mais ne t'en fais pas, ce n'est pas personnel, juste les affaires !"
_Non ! Pitié ! Pas ça !....." Grelotte le jeune homme, tout en se mettant à genou pour implorer le pardon, afin d'éviter de quelconques brimades.
_"Cesse de chouiner et ne me raconte pas que tu es innocent car ça me met de mauvaise humeur, et là, mon seul remède, c'est de voir un homme se vide de son sang......" Colère l'homme en noir en rechargeant son fusil qu'il porte jusqu'à la tempe de Bradley, pétrifié, mais dont la scène sanglante est censurée pour cause de retour à la brusque réalité :
"Au secours ! Au secours !" Continue de geindre pleutrement le jeune homme freluquet avant de se ressaisir et de réaliser que tout ceci n'était qu'un dérivatif cérébral inconscient, et qu'Amy le fixe, avec un air affreusement gênée.
"Cesse de laisser libre court à ton imagination farfelue, et planque-toi ! Je ne veux pas croiser une des sorcières mariées au père de Sean, ni Sean lui-même pour le moment. Personne ne doit découvrir que nous sommes ici ! T'as bien compris ?" Renforce de façon catégorique Amy, avant de se ruer vers l'entrée du bureau du procureur, verrouillé, et de longer tel un cambrioleur, les murs du commissariat, croyant passer en toute discrétion, avec un Brad aux trousses, qui la suit instinctivement en imitant chacune de ses actions alors qu'il ignore encore le pourquoi du comment.

"Je déclare la séance pour l'ouverture de l'instruction du dossier Richards/Vargas ouverte !" Apostrophe avec gandiloquence le Juge Lynch, bésicles sur la pointe nasale et reniflant dans ses bacchantes bien fournies, qui préside la cour d'une main de maître.
Tous les yeux sont rivés sur Gregory, qui reste impassible face à cette démonstration d'hostilités intempérante.
Afin de démarrer le procès sur les chapeaux de roue, Jude tien à faire une haie d'honneur à l'égard de Gregory, au travers sa carrière flamboyante de business man aguerri certes, mais préfère axer sa plaidoirie sur sa renommée non discutable de brillant avocat, qui a gravit les échelons par sa détermination et sa passion du travail accompli. :
"Nous sommes réunis ici pour juger l'acte d'un homme, certes répréhensible, mais que l'on pourrait tout aussi bien qualifier de compréhensible si l'on en parcoure l'intégralité du dossier.Si toutefois mon client, un homme de loi, qui je le rappelle pour celles et ceux d'entre vous qui l'ignoreraient, a brillamment servi la cause de la justice en défendant avec acharnement des pléthores de cas juridiques, des innocents pour la plupart, victimes de l'opprobre d'accusations injustement portées. Tous ces gens à qui ils lui doivent une fière chandelle, celle d'avoir blanchi leur nom, leur réputation, tout cela, mon client l'a fait dans un seul et unique objectif : son sens inné de la justice.
Mais nul n'est à l'abri d'un écart de conduite, tout particulièrement lorsque la vie d'un être cher est en jeu, car, il ne faut pas l'oublier, la feue victime, Melle Vargas, avait en toute impunité, kidnappé le petit-fils de mon client, nous pouvons donc, en toute logique, parler de légitime défense, car ce fait consitue en lui-même une circonstance atténuante.
Je vous demande donc, Mesdames et Messieurs les jurés, de faire preuve de la plus grande clémence vis-à-vis de mon client, qui, je vous l'assure, n'a strictement rien d'un criminel."
L'entrée en matière du maître novice fait mouche et a le mérite de laisser l'assistance pantois d'admiration, à commencer par Annie, qui boit ses paroles tellement elle le trouve diablement sexy dans son rôle de défenseur des assassins. Bette, aux prises avec son minuscule calepin pour y prendre note de toutes informations hypothétiquement intéressantes pour l'éditorial de son prochain article tant convoité, est largement impressionnée par la locution verbale de l'avocat, qui a semble t-il, décidé d'en mettre plein la vue à la cour en mettant en lumière le charismatique Gregory sous son meilleur aspect, à savoir l'homme d'affaires.
D'autres réactions vives ont lieu dans la salle, notamment du côté de Cole et Sean, qui ne peuvent contenir leur indignation face aux éloges promulguées par Jude dans le but de dresser un portrait admirablement édulcorée de ce qu'il est yeux de ces derniers : un être abject, sournois et profondément égoïste.
C'est d'ailleurs sur ce créneau qu'enclenche avec non moins de panache Patricia Steele, qui est bien déterminée à faire table rase de ce qui a été évoqué jusque là, afin de montrer l'accusé sous un autre aspect, moins reluisant. :
"Votre Honneur, Mesdames et Messieurs les Jurés, cet homme ici présent, est, comme nous l'a si explicitement fait remarquer Maître Cavanaugh, un habitué des rouages de la loi. Il en connaît toutes les ficelles et est bien placé pour savoir ce que le mot meurtrier signifie. Car oui, Gregory Richards est un meurtrier, au sens propre du terme. Non, on ne peut pas parler de crime perpétré en légitime défense, car la victime n'était pas armée. Non il s'agit là d'une crime effroyable, avec préméditation. L'accusé s'est rendu dans la suite de Melle Vargas, avec une seule et unique intention : attenter à sa vie, l'assassiner. Je ne vois pas sous couvert de quels motifs lugubres, on devrait autoriser la relaxe de cet homme, qui, j'en suis persuadée, n'éprouve pas l'ombre d'un remord pour son crime. Je vous demande, au nom de la justice de ce pays, et afin d'éviter l'amalgame selon lequel les hommes puissants seraient au dessus des lois, de donner à cet homme la sentence qui lui ai due : coupable."
Ce second plaidoyer, tout aussi accrocheur et percutant que celui de Maître Cavanaugh, laisse présager d'un long procès sous haute tension, tant les deux oppositions semblent posséder tout un panel de preuves et témoignages pour corroborer leurs thèses.
Alors que Jude et Gregory commencent à entrevoir la rude tâche qui les attend au tournant, ce premier décide d'intervenir et de jeter aussitôt un froid dans la salle, tant sa requête s'avère inattendue :
"J'appelle mon premier témoin oculaire à la barre..... J'appelle l'Inspecteur Ricardo Torres...."
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MessageSujet: Re: Essai Fan-Fiction Suite Sunset Beach   Mer 21 Mai 2014, 21:25

J adores, toujours autant de suspense en ce qui concernent tous les personnages, j ai envie de savoir et hate de voir ta suite newlook avec beaucoup d enthousiasme car    à toi pour ce que tu fait.... Smile 
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MessageSujet: Re: Essai Fan-Fiction Suite Sunset Beach   Jeu 10 Juil 2014, 20:57

Ta suite me manque aussi newlook.... Smile
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MessageSujet: Re: Essai Fan-Fiction Suite Sunset Beach   Jeu 10 Juil 2014, 21:03

Merci Cindye, j'y pense évidemment, et j'espère pouvoir prochainement m'y remettre.

En tout cas, c'est très gentil à toi. Wink
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MessageSujet: Re: Essai Fan-Fiction Suite Sunset Beach   Jeu 10 Juil 2014, 21:16

 Very Happy   Wink 
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MessageSujet: Re: Essai Fan-Fiction Suite Sunset Beach   Mer 30 Juil 2014, 04:25



Dans la salle du tribunal, l'assistance est en émoi. L'injonction de Maître Cavanagh à exiger un témoignage de l'inspecteur Torres semble mettre bien des personnes dans l'embarras, à commencer par Gabi, qui ne s'attendait pas à se retrouver au cœur même d'un champ de bataille juridique. Le principal intéressé, bien qu'intrigué par le fait que la requête vienne de la défense et non de l'accusation, se lève courageusement, en arguant sa belle chemise ocrée assortie à ses bretelles noires, qui sont sans rappeler sa panoplie habituelle sur le terrain.
"Avant toute déclaration, levez la main droite et et répondez à la question suivante : Jurez-vous de dire toute la vérité, rien que la vérité ?" Assène d'entrée de jeu le juge Lynch, pas peu fier d'entonner cette question subsidiaire.
"Je le jure." Lance un tant soit peu refroidi Ricardo, qui n'aime pas tout spécialement se retrouver dans cette posture.
"Veuillez décliner votre identité." Lance implacable Jude, conformément à la réglementation du barreau qui stipule que tout interrogatoire doit démarrer par cette question, en dépit du bon sens dans le cas présent.
"Ricardo, je m'appelle Ricardo Torres, et suis accessoirement inspecteur de police dans cette ville." Indique avec pétulance l'homme, cherchant à masquer son angoisse certaine derrière un sourire ravageur de façade.
"Très bien Inspecteur. Pouvez-vous nous éclairer sur l'affaire qui nous concerne, à savoir le meurtre de Francesca Vargas ?"  Interroge judicieusement l'avocat peu expérimenté, mais qui semble, au vu de son aisance, s'être âprement entraîné avant de se lancer dans l'arène.
"Bien entendu. J'ai personnellement diriger cette enquête qui fut laborieuse. Mais nous avons finalement appréhender le coupable, qui se tient dans cette salle d'audience." Affirme avec opiniâtreté Ricardo, qui ignore encore dans quel guêpier il risque d'être embourbé.
"Soit ! Selon toute vraisemblance, vous avez procédé à l'arrestation de mon client. Mais dans quelles circonstances exactement ?" Souligne intransigeant Jude, qui n'apprécie guère de se voir voler la vedette par ce policier qui cherche à s'octroyer les honneurs d'une arrestation qu'il n'a nullement provoqué.
"Pour être concret, l'accusé ici présent n'a pas été arrêté par nos services le jour où nous avons dénoué cette affaire car celui-ci a été déclaré présumé mort lors de sa chute de la tour des sauveteurs. Mais il a simulé sa mort pour échapper à la justice." Ajuste délicatement Ricardo, se retrouvant en porte-à-faux.
"Concrètement, cela signifie que vous revendiquez avoir intercepté un suspect, mais qu'ensuite, vous vous rétractez en admettant que celui-ci n'a pas été arrêté par vos services. Alors que doit-on en penser ?" Lance toniquement l'avocat, sachant pertinemment qu'il a mis son doigt sur une première contradiction qui pourrait jouer en faveur de son client.
"Vous le savez mieux que quiconque, puisque c'est vous-même qui l'avez arrêté ! À quoi rime cette mascarade ?" S'emporte légèrement Ricardo, pas conscient que tout débordement nuit à la crédibilité de son témoignage.
"Objection !" Scande rigoureusement, supportant très mal la tournure de cet interrogatoire qu'elle craignait tant.
"Objection accordée ! Maître, permettez donc à la Cour de bien saisir. Seriez-vous bel et bien à l'origine de la mise en examen de votre propre client. Une réponse s'impose." Suggère sans encombres le Juge, qui tient à se montrer impartial aux yeux des jurés.
"Effectivement, Monsieur le Juge. Dans le cadre de ma mission pour le compte du FBI, j'ai été dans l'obligation d'arrêter mon client. Mais cela ne signifie en aucune façon que je crois en sa culpabilité. Et ce procès a pour but de faire la lumière sur toute cette sombre affaire. Ce que l'on peut d'ores et déjà en tirer comme conclusion, c'est qu'à aucun moment la police de Sunset Beach n'a contribué à la mise en détention de mon client. En réalité, aucun aveu n'a été signé, tout ceci est bien trop flou pour que l'attention de cette Cour ne se tourne pas vers les méthodes draconiennes employées." Disserte avec une rigidité étonnante l'homme aux multiples facettes.
Après cette brillante interruption qui laisse présager de bonnes choses pour la défense, l'interrogatoire se poursuit avec d'autres points abordés, tout aussi litigieux.
"Reprenons alors si vous le voulez bien. Sur quelles preuves déterminantes vous appuyez-vous pour affirmer que mon client est l'assassin de Melle Vargas ?" Bifurque raisonnablement Jude, qui pense tenir là un atout de choix dans sa défense.
"C'est une évidence. Gregory Richards avait l'arme, le mobile et surtout l'opportunité de commettre ce crime. Ça fait trois motifs suffisants pour vouloir le confondre." Clame de façon significative l'inspecteur, enrôlé contre son gré en policier incompétent au témoignage friable.
"Il s'agit là d'une théorie personnelle, et non de faits concrets. Certes l'accusé avait de bonnes raisons pour en vouloir à la victime, mais était loin d'être le seul. Je peux vous citer au moins une demi-dizaine de personnes, présentes ici-même,  qui en voulaient tout autant à la victime au point de vouloir l'éliminer. Il me semble même que vous avez porté vos soupçons sur plusieurs d'entre elles et non sur mon client. Est-ce exact ?" Continue de planter méthodiquement Jude, se délectant de pouvoir exercer enfin sa véritable passion.
"En tant que policier, il me paraît logique d'avoir envisager diverses possibilités. Il en va de même pour toute autre enquête impliquant tout acte d'une telle violence. Nous n'avons pas le droit à l'erreur et nous devons agir intelligemment pour ne pas prendre le moindre risque d'incriminer à tort un innocent." Se radicalise l'homme piqué au vif, qui relate avec ostentation les bienfaits de sa fonction.
"J'aimerais revenir sur votre carrière si vous le permettez, n'est-il pas exact de considérer qu'il vous est déjà arrivé par le passé d'accuser une innocente ? J'entends par là votre acharnement à vouloir compromettre Annie Douglas, assiégée dans ce lieu, pour le meurtre de son père, au point de la pousser à se faire passer pour morte. Ne doit-on pas y voir quelques similitudes avec l'affaire qui nous intéresse ici ?" Ose avec une aisance incroyable l'avocat, n'hésitant pas à désigner son ex petite amie pour parvenir à entrouvrir une brèche, laquelle se cabre de tous ses membres pour ne pas tancer l'instigateur de cette jolie pirouette.
"Objection ! Nous ne sommes pas là pour retracer les fautes commises par l'inspecteur Torres au cours de sa carrière, d'autant que vous avez admis vous-même que ce sont vos services qui ont permis l'arrestation de l'accusé, et non l'inspecteur qui se trouve à la barre." Rebondit avec punch Steele, incontestablement décidée à épargner à Ricardo une humiliation supplémentaire.
"Je regrette Madame le Procureur, mais je veux simplement soumettre à la Cour des questionnements qui sont d'ordre primordial pour ce procès. La police a t-elle réellement envisagé toutes les hypothèses ? Ou celle-ci, menée par notre représentant de la loi ici présent, a t-elle cherché à couvrir une tiers personne ? N'est ce pas Inspecteur ?" Accentue délibérément la dramaturgie en fixant le témoin du regard, qui tente péniblement de décrypter ses insinuations.
"Maître Cavanaugh, il me semble que vous vous égarez ! Je vous pris d'en venir aux faits et de cesser toutes tergiversations importunes !" Interrompt brutalement le Juge Lynch, qui feint l'agacement alors qu'il se délecte de cette débâcle.
"Mais très certainement ! Il me semble que le moment est adéquat pour vous faire part d'une information qui m'est parvenue récemment, et qui change considérablement la donne quant à la capacité de ce policier à exécuter cette enquête en toute bonne foi. En effet, celui-ci s'st bien gardé de référencer un suspect crucial pour ce crime, sa petite amie, Gabriella Martinez." Allègue fièrement l'avocat dans le but de porter l'estocade à la crédibilité du témoin.
Ricardo, dont le stoïcisme se lit par son regard hagard et rempli de rage, considère ce couperet comme une anathème dont il pourrait ne pas se relever.

Face à cette nouvelle information attérente pour la police de Sunset Beach, le Juge Lynch requisitionne aussitôt la Cour pour demander une suspension d'audience, afin de pouvoir s'entretenir avec les avocats.
La salle est pour se faire priée de se vider, et chacun en profite pour vaquer à son occupation favorite : le commérage.
Les rumeurs vont bon train et malgré leur empathie à l'encontre de Gabi ou de Ricardo, tous les membres présents s'interrogent sur la véracité des propos tenus par Jude dans l'assistance et qui résonnent encore dans leur esprit. Et si Ricardo avait manqué à son devoir en omettant volontairement d'ajouter Gabi à la liste des personnes susceptibles de s'en prendre à Francesca ? Mais quelle obscure raison expliquerait un différend entre elles deux ? Cela risque t-il d'avoir une incidence sur une condamnation pour Gregory ? Autant de questions que se pose très probablement Bette, qui ne semble pas être en panne d'inspiration face à son petit calepin fétiche où elle a pour habitude de gribouiller tous les ragots qu'elle ouï dire.
"Diantre ! Mais si tout ceci est bien véridique, comment Ricardo va t-il surmonter ces nouveaux désagréments ? Oh la la pauvre chou ! Lui et Gabi ont subi tellement d'épreuves déjà !" Se parlemente pour elle-même Bette, qui s'est offert le luxe de s'incruster dans le tribunal et qui s'extasie d'avoir la primeur de l'info.
"C'est pour la publication de ton prochain article -potins un jour potins toujours- que tu t'es immiscée sournoisement ici ?"
Apostrophe avec délicatesse sa sulfureuse nièce, qui tente de passer ses nerfs comme elle peut.
"Poopsie, à ta place, je resterai tapie dans l'ombre. Dieu seul sait ce que ton compagnon nous mijote pour la suite...." Se permet la dame à l'excentricité soutenue qui tient surtout à ne pas se faire elle-même démasquée.
"Quand je pense que ce goujat ose se servir du meurtre de mon père, et de mon accusation à tort contre celui-ci, pour insinuer de façon éhontée que Gregory pourrait être lui aussi innocent ! Je suis certaine que Papa doit se retourner dans sa tombe à l'heure qu'il est, ne serait-ce que pour être hilare de voir sur quel numéro je suis encore tombée ! Sois maudit Papa ! À chaque fois, je m'encanaille toujours avec des pourris de ton espèce !" Débite sans gêne Annie, qui ne craint pas de se donner en spectacle, et qui garde toujours un contact avec son défunt père par le biais de contentieux posthumes.
À quelques mètres de là, Gabi reste prostrée au seuil de la porte qui la sépare de la salle d'audience, annihilée par le coup de tonnerre amené par Jude, et qui lui remémore une nouvelle fois tout le tort causé à Ricardo par sa faute.
Bien loin de ressentir une quelconque compassion, le Procureur Steele, sortie tout juste des délibérations en interne, l'aperçoit et ne peut s'empêcher d'aller vers elle, avec un air des plus frondeurs.
"Je présume que vous êtes fière de vous ?" Fustige t-elle sa cible avec véhémence.
"Je suis désolée de ce qui arrive, croyez-le bien !" Sanglote Gabi, qui ne peut manifestement pas objecter face à celle qui sait tout de ses vilains secrets.
"Cela ne vous a pas suffit de salir la vie privée de Ricardo, vous cherchez désormais à salir sa carrière, alors que c'est tout ce qu'il lui reste depuis que vous l'avez privé de ses liens fraternels !" Poursuit l'intransigeante femme qui n'a jamais porté Gabi dans son cœur.
"Laissez-moi tranquille...." Peine à dire Gabi avant de prendre la tangente, dont les balbutiements face à Steele, implacable, sonnent comme les cloches de l'affrontement qui les attend.
À son tour, Maître Cavanaugh sort du conciliabule et c'est Olivia qui accoure vers le meneur de jeu :
"Bravo pour votre performance magistrale ! Votre plaidoyer était digne d'une représentation scénique, et je n'aurais manqué cet acte pour rien au monde. " Ne tarit pas d'éloges la femme qui semble s'être redécouvert des sentiments amoureux à l'égard de son ex-époux, qu'elle pensait enfouis à jamais.
"Je vous remercie Madame Richards. Sachez que mon investissement dans ce procès est total. Je veux démontrer que dans tout crime, il peut y avoir des recours plus forts que la raison. Je suis persuadé que Gregory n'a agit que dans l'unique intérêt de sa famille, et c'est un principe que je respecte, n'ayant moi-même pas eu de famille à proprement parler...." Raconte l'avocat sur le ton de la confidence, mais ignorant lui-même s'il doit croire en sa parole, tant les sentiments qui l'habitent demeurent contradictoires.
Jude n'a pas l'occasion de s'épancher davantage sur ses motivations personnelles puisque apparaît soudainement Gregory, bien seyant, et ayant la certitude d'avoir l'appui inconditionnel de son ex-femme, bien que celle-ci refusera obstinément de le lui avouer.
"Que lui disiez-vous ?" Ose sans détour l'homme pourtant en mauvaise posture, mais dont la perspicacité demeure intacte.
"Revenons si vous le voulez bien à la préparation de votre défense. Tout ceci n'était que le premier round. Discréditer Ricardo Torres est tâche facile, mais nous allons nous dresser contre des obstacles bien plus ardus par la suite, j'espère que vous en avez pleinement conscience de ce qui nous attend." Annonce abruptement Jude dans le but de faire diversion, mais surtout d'en profiter pour passer au crible divers éléments à mettre au point avec son client.
"Jude, soyez franc ! Vais-je obtenir la libération conditionnelle jusqu'au rendu de mon verdict ?" S'emploie à questionner Gregory, qui ne recule devant rien pour décrocher la palme de l'opportunisme.
Alors que Jude prend congé avant de lui avoir donné une réponse satisfaisante, Gregory est happé par un mystérieux messager, que l'on devine aisément, vu la teneur de leur discussion, être un de ses sbires. Ce dernier l'accoste pour lui délivrer un message qui semble être de l'ordre du confidentiel :
"Je vous confirme que votre contact est en position, paré à obtenir votre feu vert, dès que vous lui donnerez l'ordre par mon intermédiaire, il enclenchera le plan de secours !"

Ben Evans, après de multiples coups de fil passés vainement, parvient à obtenir le nom de l'hôtel où séjourne son frère, à savoir au Grenadines, il s'y rend tambour battant dans le but d'élucider le mystère qui plane autour de lui depuis son arrivée. Il se sent aux abois et affiche une fureur alliée à son humeur taciturne routinière qui le rend plus indomptable que jamais.
Prenant malgré tout la peine de frapper, il ne laisse pas le temps à son frère de réagir instinctivement et l'empoigne impétueusement, gagné par l'impulsion du moment, et expose sans plus attendre le florilège de questions qu'il se pose, de la raison exacte à sa venue à Sunset, en passant par ses possibles liens avec Tess, sans faire abstraction son besoin de le mettre en garde à l'idée d'un possible rapprochement avec Maria.
"En somme, jusqu'à présent, la seule chose qui t'importait, c'était que je quitte au plus vite ta petite vie bien tranquille, mais maintenant, tu voudrais de surcroît que je n'approche pas ton ex-femme, comme si elle était une chasse gardée. Tu devrais cesser de croire que Maria va passer sa vie à t'attendre. Tu n'es pas polygame ! Maria a parfaitement le droit de me fréquenter si bon lui semble." Tente de faire entendre raison l'aîné de la fratrie, qui a repris le dessus sur son petit frère, autant physiquement que sur le plan psychique.
"Tu te figures sans doute que je suis crédule au point de croire que tu t'intéresses à Maria par enchantement ? Cesse de me prendre pour un ingénu , et dis-moi plutôt pourquoi tu es allé rendre visite à Tess en prison, et d'abord comment connais-tu l'existence de cette femme ?" Demande nerveusement Ben qui continue de bouillir face à l'impassibilité de son frère.
"Détends-toi voyons ! Il est vrai que j'ai tenu à m'entretenir avec cette femme, mais je ne vois pas bien où est le mal. Et pour répondre concisément à ta question, c'est Maria qui m'a touché deux mots sur les agissements de cette femme, qui est, si j'ai bien saisi, la véritable génitrice de ton fils." Réplique avec une certaine insolence Alex, se sentant considérablement paisible face aux attaques sans fondement de son frère, pour qui il ne semble éprouver aucunement de sympathie.
"Admettons ! Cela ne répond cependant pas à la principale de mes interrogations : que Diable viens tu chercher ici ? Quelle raison insolite te pousse à réapparaître après tant d'années dans l'ombre ?" Bifurque avec circonspection Ben, ayant l'intime pressentiment qu'en poursuivant trop loin cette conversation houleuse, il pourrait le regretter.
"Tu étais aux premières loges lorsque j'ai dû quitter définitivement la maison familiale. Tu sais très bien pourquoi je suis parti, à cause de ce tragique accident qui a coûté la vie à notre père. Maman n'a plus jamais été la même après ça, jusqu'à atteindre un degré de folie devenu inacceptable pour moi. Et ce déchirement ainsi que ce fossé qui se creusait entre toi et Derek a eu raison de mes dernières volontés de demeurer à vos côtés." Résume avec beaucoup de pudeur Alex, étonnement sur la corde sensible en abordant ce sujet.
"Comment peux-tu encore prononcer le prénom de notre frère après ce qu'il m'a fait endurer ? Sais-tu au moins de personnes qu'il a fait passer de vie à trépas pour satisfaire sa soif de vengeance ? Combien de vies détruites par les dommages collatéraux ? Je ne parle même pas de sa responsabilité dans l'état de santé de notre mère...." Tente de rétablir l'homme habitué à garder son sang-froid en toute circonstance, mais pris là dans un élan d'émotions qu'il ne peut contenir tant les plaies sont profondes.
Alex, bien loin d'être atteint par le trouble que ressent son frère, appuie sur un point essentiel que semble volontairement omettre son frère :
"Tu n'as quand même pas la prétention de me faire croire que tu as oublié ta propre implication ? Derek ne peux être tenu pour unique responsable, et ce qui te gêne, c'est qu'hormis Derek, je suis le seul à connaître l'exacte vérité." Égrène avec une condescendance palpable Alex, lançant résolument un pavé dans la mare.

Loin de toute cette agitation, sur le tarmac de l'aéroport de Sunset, se dessine une silhouette féminine dans l'embrasure de la porte de l'avion en provenance de Hong Kong. L'environnement lui est bien familier, suffisamment pour savoir d'emblée où se diriger. La jeune femme se retrouve bien vite à fouler le sable de la plage où le clapoti des vagues sur les rochers n'est pas sans lui rappeler de familières sensations. Le vent qui se déchaîne fait chavirer sa longue chevelure noir corbeau derrière ses épaules, permettant ainsi de visualiser les fortes émotions qui l'envahissent face à ses souvenirs non quantifiables qui lui reviennent peu à peu à l'esprit. Des parties endiablées de volley-ball avec ses amis aux nombreux footings exercés pour canaliser la pression due à son rude métier dans le corps médical, en passant par ses rapports conflictuels avec un certain maître-sauveteur pour lequel elle tentait désespérément de cacher son petit béguin. Elle se remémore alors le choix cornélien qui fut le sien de quitter cette petite "bourgade" pour se voir enfin dérouler le tapis rouge professionnel auquel elle ambitionnait depuis sa plus tendre enfance, lorsqu'elle s'amusait à disséquer les organes des souris pour en connaître l'anatomie ainsi que le fonctionnement vital.
Mais pour ce faire, elle a dû sacrifier sa liberté de femme, en acceptant de suivre, plus ou moins à contre-cœur un homme, qui certes avait des côtés charmants à ses yeux, mais dont elle ne se voyait pas devenir l'épouse aussi prématurément. Qui puis-est, ce même homme, pourtant prévenant, généreux et si romantique au début de leur union, s'est avéré par la suite être un mari abject, s'efforçant de la rendre totalement vulnérable et dépendante de lui, en commençant pour par une stratégie de déstabilisation de confiance en soi en s'assurant de fermer toutes les portes professionnelles qui auraient pu s'ouvrir à elle, et ce grâce à ses relations dans tous milieux. C'est ainsi que l'entreprise de démolition psychologique à commencer à faire son œuvre, elle s'est vite retrouvée cloisonnée et dépendante financièrement de son époux. Il l'a très vite empêché de rencontrer du beau monde, puis de manière générale qui que ce soit, par crainte probable que cette dernière ne se rende compte de son énorme erreur et le laisse tomber.
Depuis plusieurs mois, elle se contente d'être une femme soumise, mitonnant de bons petits plats dans l'hypothétique espoir que cela satisfasse son mari pour qu'il ne lui lance pas des piques, pratique devenue courante depuis qu'il a pris l'ascendant. Bien qu'il n'ait jamais porté atteinte à sa personne physiquement en la rouant de coups, les sévices psychologiques que lui fait subir son dogmatique mari sont palpables. Sa mésestime pour elle-même est frappante. Il est bien loin le temps où elle respirait la joie de vivre et où elle aspirait à une brillante carrière de chirurgienne.
Dorénavant, cette vie qu'elle exècre par dessus tout, elle veut la fuir, jusqu'à son point de départ. Cela fait maintenant plus d'un an qu'elle a uni sa vie à la sienne, et qu'elle se considère depuis comme un sacrifice humain, enfouissant également de bien lourdes rancœurs contre ses parents, tout particulièrement sa mère qui, sous prétexte d'avoir eu un destin en tous points similaires, se réserve le droit de la moraliser à la première occasion qui se présente pour lui rappeler ce qu'est le véritable rôle de la femme dans leurs coutumes, et aussi lui asséner qu'elle n'a que trop déshonoré la famille lorsqu'elle a osé prétendre s'être mariée à un vulgaire californien s'illustrant dans le piètre métier de sauvetage.
Désormais, Rae veut sortir de son appathie, sa décision unilatérale de profiter de l'absence prolongée de Wei-Lee, qui lui a assuré être en plein développement d'un nouveau projet lucratif, lui confère une certaine liberté, certes pas sur le papier, mais son esprit qui reprend sa vaillance d'antan.
Alors qu'elle longe le littoral, suivant d'un regard émerveillé les mouettes quitter le rivage pour rejoindre leur cocon, son visage s'illumine à la vue de l'homme qu'elle aperçoit au loin. Il ne fait aucun doute à en croire le mirifique sourire qui se profile sur la jeune femme que cette personne à une importance toute singulière pour elle.
Ceci n'est pas sans rappeler la fameuse légende de Sunset qui proclame que le premier homme que l'on rencontre sur la jetée au soleil couchant est celui pour lequel on est destiné à aimer.....
Mais qui est donc ce mystérieux individu ?
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cindye



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MessageSujet: Re: Essai Fan-Fiction Suite Sunset Beach   Mer 30 Juil 2014, 21:40

Ah ça me manquait, j aime beaucoup , il y a toujours autant  d intrigues entre les personnages et de tensions, j adores ça.... Smile
  newlook, j adores ta suite, elle  est super et j ai hate de voir ton prochain épisode.... Wink
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MessageSujet: Re: Essai Fan-Fiction Suite Sunset Beach   Mer 30 Juil 2014, 23:35

Merci Cindye. Very Happy

Je vais essayer de faire suivre un nouvel épisode aussi vite que possible. Si j'enchaîne pas, après je suis perdu dans mes propres idées.... Razz
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cindye



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MessageSujet: Re: Essai Fan-Fiction Suite Sunset Beach   Jeu 31 Juil 2014, 06:38

Ah ok newlook..... Very Happy    Wink
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MessageSujet: Re: Essai Fan-Fiction Suite Sunset Beach   Lun 04 Aoû 2014, 18:48



Dans les couloirs du tribunal où se tiennent barricadés aux alentours bon nombre de greffiers et autres officiers asermentés, Sean tente d'apaiser ses nerfs en profitant de l'interruption de séance, qui l'a déjà affecté tant l'attitude vindicative de son père le répugne. Il s'arrête brièvement devant l'allégorie en "marbre" d'une balnce, symbolisant la justice, et ne peut s'empêcher d'y aller de son petit commentaire personnel :
"J'ose espérer que le poids des agissements de mon père pésera véritablement dans la balance, et que sa grande opulence ainsi que son pouvoir de monarchie absolue ne lui confèreront pas une impunité injustifiée...." Reproche dans le néant le jeune homme un brin désabusé, accoutré d'une somptueuse chemise vert émeraude, et qui dresse un tableau peu dithyrambique de son parent, pour qui il n'a jamais rressenti beaucoup d'affection, et vice-versa (transitivité)
"Dans une salle d'audience, tout est question de perception des choses, et non de réalité des faits. Les juges ne connaissent pas antérieurement les victimes, accusés ou témoins. C'est la manière dont les avocats vont présenter les personnalités et leurs actions qui va faire la nuance, et qui va, par ailleurs, déclencher un verdict." Signale habilement Sofia en guise d'exortation amicale, tout en posant avec délicatesse sa main sur son épaule, laissant entrevoir ses intentions peu orthodoxes.
"Sofia ! Quelle surprise ! Qu'est ce qui t'amène ici ?" Lance Sean, intrigué par la présence de la nouvelle postulante au titre de vénale de Sunset dans ce lieu, et qui ne dissimule par la même pas sa légère déception de ne pas avoir croisé Emily, car il compte énormément sur son soutien dans cette épreuve.
"C'est relativement simple, j'ai lu dans la presse quotidienne que c'était aujourd'hui l'ouverture du procès de ton père et j'ai pensé à juste titre y trouver ta copine Emily, que je voulais remercier une fois encore pour son hospitalité." Lâche avec doigté la jolie brunette, en ne tarissant pas d'éloges au passage pour Emily, se doutant bien que Sean sera sensible à cette marque de sympathie.
"Emily n'est pas ici, en tout cas pas pour le moment." Dénote avec regret Sean, en accentuant bien la seconde partie de son propos. "Mais je lui transmettrai ton message lorsque je la verrai." Poursuit le jeune homme de bonne famille, toujours accaparé par l'éventualité d'une amnistie promulguée par le Juge Lynch à l'encontre de son paternel.
"Tu me sembles bien préoccupé. Tu as peut-être besoin d'une confidente ? Si tel est le cas, sache que je suis disposée à t'écouter." Propose avec ingéniosité Sofia, qui voit là une occasion rêvée de se montrer sous son meilleur aspect.
"Somme toute, il n'y a trop rien à ajouter. Je refuse obstinément que mon père puisse abattre des arguments factices ou basés sur des mensonges, sans prendre la peine de distinguer si cela pourrait blesser ses proches. Je sais qu'il ne reculera devant aucun obstacle pour parvenir à gagner la partie, et ça me turlupine." S'apitoye de façon réaliste le benjamin du clan Richards, qui a toujours montré le lus d'objectivité et de bon sens.
"Puis-je me permettre de te demander quel rapport causal fait que tu haïsses tant ton père, qu'il soit un criminel ou pas ?" Se permet sans prendre de gants la demoiselle qui remue san cesse ses breloques rutilantes qu'elle a autour du poignet.
"Mon père n'a pour ainsi dire jamais été présent dans ma vie, et lorsqu'il l'était, c'était pour me rabaisser. Il m'a toujours considéré comme un faire-valoir en comparaison de ma sœur Caitlin, mais surtout de mon frère, mort-né, avant ma venue au monde. Il n'a jamais vu en moi un quelconque potentiel d'homme d'affaires véreux, et c'est pourquoi il m'a toujours relégué au second plan. Quand je vois l'énergie folle qu'il a dépensé pour simuler être le père de Trey, alors qu'il n'a jamais eu la fibre paternelle avec moi, ça a tendance à m'irriter au plus haut point." Déclare avec justesse et quelques trémolos dans la voix Sean, d'ordinaire si indifférent à tout ce qui à trait au quotient familial.
"Ce sentiment d'être mal-aimé et de se considérer en marge de sa propre famille, je connais que trop bien. Cette impression d'être sans intérêt, que quoi qu'on fasse, ce sera toujours mal, tout ça parce qu'on ne correspond pas aux critères désirés." Se livre de manière pragmatique Sofia, en effleurant tendrement de ses mains baladeuses sa cible.
Sean, sugmergé par l'émotion de réaliser à l'instant l'ampleur de sa rancœur envers son père, qui revient à l'enfance, ne réalise pas l'approche de séduction entrepris par la belle jeune femme. Ce n'est pas le cas d'Emily qui débarque, particulièrement en beauté, et qui est spectatrice bien malgré elle de ce rapprochement tendancieux.
"Oups ! Il semblerait que tu ne l'es pas vue venir, celle-là !" Clame avec euphorie la vénéneuse Amy par dessus son épaule, bien qu'elle ne parvienne pas à cacher son effarement de constater la rapidité qu'a mis Sofia pour mettre le grappin sur le jeune homme qu'elle convoite depuis des lustres.

Un brouhaha sans commune mesure se joue dans la salle d'audience où chacun des témoins reprend peu à peu sa place. On assiste à un véritable bal aux ragots auquel tout le monde prend part soit de façon passive en se contentant de tendre son oreille aiguisé, soit en scrutant avec insistance les visages de Ricardo et Gabi à la quête d'une vérité inexplorée, ou encore en posant ouvertement la question à Ruise, méthode employée par Bette qui a le mérite d'être moins hypocrite,, mais qui laisse l'officier imperturbable, sachant qu'il n'est pas dans l'intérêt de son coéquipier d'ébruiter cette liaison interdite.
"Madame et Messieurs la Cour ! Veuillez reprendre vos places ! Lance de façon intimidante le Juge Lynch, s'efforçant de ne pas porter son regard sur l'accusé, et qui réajuste sa toge de magistrature dont il est affublé.
Une fois l'assistance réinstallée non sans quelques chuchotements désobligeants, le Juge fait signe aux deux brillants avocats de reprendre leur droit, et de poursuivre leurs investigations aux travers de leurs interrogatoires.
"J'appelle à la barre Gabriella Martinez !" Déclare aussitôt Jude Cavanaugh, qui a plus d'un tour dans sa manche.
"Monsieur je Juge, je vous demande de reconsidérer la requête de mon collègue, je refuse que l'argent des contribuables ne servent qu'à assouvir une envie malsaine de colporter des insinuations douteuses sur les méthodes de la police. Nous sommes ici, je vous le rappelle, pour débattre de la culpabilité de Gregory Richards, et non pour palabrer sur d'éventuels autres suppositions sans fondement." Alerte courageusement Steele, qui sent bien que le procès ne tourne pas pour l'heure, en sa faveur.
"Je ne peux aucunement faire fi des dernières déclarations émanant de la défense. Par souci d'équité, nous devons savoir dès à présent si l'Inspecteur Torres aurait sciemment caché l'existence d'une suspecte, et ce parce qu'il entretenait des relations intimes avec elle. J'ordonne au témoin de se présenter à la barre !"
Gabriella, dite plus communément Gabi par ses amis de Sunset, s'avance contrainte et forcée, sentant son palpitant s'accélérer, des perles de sueur s'écoulent lentement sur son front tant elle craint cet instant de vérité. Jude Cavanaugh sonde en un regard sa future proie, et se lance avec sa réthorique hors-pair dans un véritable tour de force :
"Melle Martinez, ou devrais-je plutôt dire Madame Torres, quels liens entreteniez-vous avec la victime, Melle Vargas ?"
"Pas personnellement. J'ai eu l'occasion de la côtoyer dans le cadre d'une affaire troublante impliquant les bijoux de Rosario, mais sans plus. Cette femme et moi n'avions rien en commun." Glisse posément Gabi, qui parvient jusqu'à lors à tenir tête à la tactique minutieuse de l'avocat au regard de braise.
"Donc vous prétendez n'être jamais entré en contact avec la victime, après la nuit du 24 Décembre 1998, date de dénouement de l'affaire trépidante à laquelle vous faites allusion ?" Se hâte de vérifier Jude, toujours au stade expérimental de sa carrière d'avocat.
"Heu oui, enfin non.....Enfin je veux dire, je ne m'en souviens plus...." S'exprime avec bien des difficultés Gabi, qui perd son sang-froid et montre bien des signes de stress qui prouvent aux jurés qu'elle tient des propos contradictoires.
"Je vais tenter de vous rafraîchir la mémoire, si cela vous convient. Et je vous serai gré de me reprendre si bien entendu, cela savère nécessaire. Trois jours avant son assassinat, Melle Vargas vous a contacté par téléphone, nous possédons le relevé donc inutile de nier. Cette femme a à nouveau pris contact avec vous la veille de sa mort, toujours par biais téléphonique. Oseriez vous prétendre que tout ceci résulte d'une erreur informatique ?" Amplifie de façon peu anodine Jude, sous l'œil amusé de Gregory, qui connaît fortement bien l'importance de jeter le discrédit sur tout témoignage ambivalent.
"Objection ! Bien que la victime ait appelé chez le Détective Torres, on ignore quel était le contenu de ces entretiens, leurs durées, ni même si la demoiselle ici présente était vraiment la personne avec laquelle elle voulait s'entretenir." Renchérit le Procureur, dépassée par la situation, et qui n'espère qu'une chose : reprendre ce procès à bras le corps.
"J'allais y venir, Maître ! Théoriquement, nous avons la possibilité de connaître avec une certaine approximation la durée de chaque appel. Bien entendu, il est tout à fait envisageable que la victime cherchait à s'adresser à Monsieur Torres, aussi je pencherai pour laisser le témoin nous éclaircir sur ce point : qui Melle Vargas voulait-elle joindre, et pour quel motif ?" Aviser fougueusement Jude, se sentant pousser des cornes en visualisant toute l'assistance le regarder comme un descendant du Diable.
"Je vous prie de répondre, Melle Martinez ! Vous n'êtes pas sans vous rappeler que vous êtes tenue de ne dire que l'exacte vérité !" Somme avec impertinence le Juge Lynch, qui en connaît un rayon sur les témoignages diffamatoires.
"Francesca voulait joindre Ricardo mais elle ne m'a pas donné de justification plus poussée. Mais je persiste à affirmer que je n'avais pas de relation étroite avec elle." Scande totalement décontenancée la jeune femme, faisant un va et vient permanent avec ses cheveux qui retentissent automatiquement sur sa joue.
"Notez la manière dont ont soudainement évolué vos rapports. À présent, vous nommez la victime par son prénom. Ce qui prouve bien que vous vous connaissiez bien plus que vous ne voulez l'admettre !" Éructe d'une voix passablement vibrante et sans ambages l'avocat, aux portes d'une nouvelle opposition.
Devant une Gabi prostrée qui manifeste sa complète incompréhension de se voir ainsi mis sur le grill en se contorsionnant dans tous les sens sur son siège, démontrant ainsi sa fort gêne de mentir effrontément sous serment devant la Cour. Elle jette un furtif regard longitudinal sur l'assistance et à la lueur de tous ces regards stupéfaits, n'a qu'un seul désir, prendre ses jambes à son cou.
Jude, qui perçoit lui aussi son profond désarroi et qui ne peut s'empêcher d'avoir une image dépréciative de ce qu'il lui fait endurer, poursuit cependant en lui porter le coup de grâce qui risque d'avoir une résonnance des plus radicales.
"Poursuivons avec un autre élément qui m'a été transmis et que je me vois dans l'obligation d'adjoindre et ce dossier. Nous avons, par le biais d'investigations parallèles à la police, trouvé un témoin oculaire de la nuit de l'homicide de Melle Vargas. Ce dernier nous a indiscutablement assuré avoir vu une jeune femme répondant parfaitement à votre descrition dans les couloirs de l'hôtel où séjournait la victime, qui puis-est au même étage. Voilà ce qu'il me semble être la preuve irréfutable que vous êtes sans doute, à l'instar du meurtrier, la dernière personne à l'avoir vue en vie."
La conclusion tirée par la défense jette un froid considérable, faisant partir à voleaux la véracité éventuelle du tépoignage de Gabi, et pourrait tout aussi bien avoir des retombées sur la stratégie d'accusation, qui repose sur le principe qu'il n'existe pas d'autre suspect.

"Le témoin est à vous !" Emet impérieusement Jude à son adversaire, conscient d'avoir laminé les témoignages de Gabi et Ricardo non sans humiliation. La tâche qui incombe à Steele de réhabiliter le témoignage boîteux de Gabi est loin de la réjouir et pour cause : son antipathie pour la jeune femme est de notoriété publique et hors de question pour elle de faire l'impasse sur ? ou de se montrer faussement magnanime uniquement pour être en adéquation avec la logique de son requisitoire contre les théories de Jude.
"J'aimerais instantanément revenir sur votre parcours depuis votre arrivée à Sunset Beach. Le moins que l'on puisse dire, c'est que vous avez la fâcheuse tendance à vous immiscer au cœur même de nombreux conflits. J'en veux pour preuve votre arrivée trois ans plut tôt qui s'est mobilisée par une volonté tenace à vouloir vous venger de votre sœur aînée. Pour cela, vous avez séduit l'officier Ricardo Torres avant de le traîner en justice en prétendant qu'il avait abusé de vous...." Évoque prioritairement Steele, trahissant d'emblée le rapport de force que la procureur veut instaurer, au détriment de sa réelle motivation.
"Objection ! Évitons de trop nous disperser ! Je vois mal en quoi les circonstances de la venue du témoin ont un lien avec l'affaire que nous instruisons en ce jour !" Se sent contraint de rappeler Jude, qui désire principalement démontrer que l'Inspecteur Torres n'est qu'un piètre policier.
"Objection rejetée ! Maître, c'est vous qui avez soulevé l"hypothèse d'une implication de Melle Martinez dans cette affaire. La restitution des actes passés de cette femme me semble primordial pour que que les jurés puissent juger en toute objectivité de l'intérêt de vos révélations tardives." S'exclame audacieusement le Juge Lynch, mettant en exergue sa capacité à jouer la carte de l'impartialité.
Gabi, qui accuse une nouvelle fois le coup d'être mise sur l'échafaud, lutte contre son irrépressible envie de fuir pour faire appel à la seule personne qui puisse apaiser ses craintes, à ssavoir Antonio. Elle est néanmoins forcée de faire contre mauvaise fortune bon cœur, et se plie, non sans occulter le fait que toute nouvelle gaffe fortuite pourrait déstabiliser plus encore la carrière de Ricardo :
"Vous n'avez pas la moindre idée à quel point je m'en veux d'avoir mis Ricardo dans cette position. Je n'avais alors aucun souvenir de mon passé tortueux avec mon père et notre liaison a été un déclic précurseur. J'ai complètement fait un transfert psychologique entre Ricardo, qui m'avait tout bonnement rejetée par amour pour ma sœur Paula, avec mon père, qui a abusé de moi étant enfant. Aujourd'hui, je suis parvenue à surmonter cette épreuve, en grande partie grâce à l'incroyable bonté de cet homme, qui s'est démené pour m'offrir une seconde chance. Je lui doit tant." Argumente de façon dithyrambique Gabi, nostalgique de cette période où Ricardo lui accordait aveuglément sa confiance.
"Vous nous dressez un tableau bien lumineux alors qu'en réalité, celui-ci s'avère bien sombre ! Vous obstinerez-vous à vouloir nous faire croire que vos relations avec Ricardo Torres sont toujours au diapason depuis votre dernière incartade maritale ?" Met en lumière Steele, qui cherche simultanément à laver Ricardo de tous soupçons de négligeance professionnelle tout en descendant en flamme la femme qu'elle tient pour responsable de ses mésaventures.

Alors que Gabi s'apprête à répondre des horribles propos tenus par la Procureur, contre lesquels elle ne peut pas vraisemblablement pas lutter, la nouvelle bombe concoctée par cette dernière est étouffée dans l'œuf par l'apparition à brûle-pourpoint du greffier qui demande une nouvelle suspension d'audience car il a une information capitale à transmettre au couple Deschanel. À en lire le bouleversement palpable sur les visages tétanisés de Caitlin et Cole, l'assistance comprend aussitôt qu'un fait d'une plus grande envergure s'est produit. Olivia et Bette, assises côte à côte, s'enquérissent de la situation et Cole leur réitère l'information survenue à l'instant-même : Trey a été enlevé selon une source des plus fiables, puisque c'est Rose elle-même qui a aperçu une personne s'enfuir avec le jeune nourrisson entre les bras, et une rançon est exigée.
"Quoi ? Mon bébé a été enlevé ?" S'affole bruyamment Olivia, ne laissant aucune des personnes présentes dans la salle dans l'ignorance.
"Olivia, Caitlin, restez ici ! Je vais me rendre sur place et récupérer Trey. Nous risquons d'effrayer le ravisseur si nous venons à plusieurs." Prend la parole l'homme du triangle amoureux, conscient que les deux femmes qui lui font face ont leur mot à dire et qu'elles ne vont pas se laisser facilement convaincre.
Le ton monte très rapidement entre mère et fille, qui tiennent toutes deux à secourir "leur" enfant sous l'œil, qui semble trouvé divertissant ce rebondissement au point d'en supposer qu'il en sait bien plus sur cet enlèvement qu'il n'y laisse paraître. Il n'hésite pas, devant les jurés, à montrer des signes grandiloquents pour paraphraser son inquiétude, et tous paraissent tomber dans le panneau, y compris Jude, loin d'avoir mis au courant de ce stratagème.
"Il n'est pas question que je vous laisse vous y rendre tous les deux et que je reste me ronger les sangs dans l'attente insoutenable d'un appel me confortant que vous l'avez retrouvé, sain et sauf." Consigne à gorge déployée Olivia, de nature méfiante depuis sa bataille âprement menée pour obtenir ses droits parentaux sur Trey
"Mes enfants ! Ressaissez-vous ! La priorité principale est de ramener Trey auprès des siens ! Caitlin, ma chérie, Olivia est sa mère, tu ne peux pas la mettre à l'écart. Olivia, ta fille a pris soin de cet enfant durant plus d'un an comme s'il avait été le sien, il est logique qu'elle veuille s'y rendre. Cole, emmenez votre femme avec vous ! Quant à toi, tu es trop perturbée pour prendre la route, je t'emmène, et pas de discussion, nous perdons du temps !" Prêche la bonne parole Tante Bette, qui finit par convaincre les trois acolytes d'abonder à son sens et de faire front commun, ce qui représente une véritable prouesse.
Une fois la salle évacuée pour une seconde pause complètement improvisée, Gregory s'entretient promptement avec son complice agissant sous les ordres probables de Wei-Lee :
"Je présume que vous n'êtes pas étranger à ce subterfuge ? Nous sommes bien d'accord pour dire que je ne tolérerai pas qu'il arrive le moindre mal à cet enfant ! Assurez-vous également que seul Cole Deschanel soit ciblé. Il en va de l'avenir de beaucoup de nos projets !" Clame prudemment l'homme passible d'une lourde peine et qui élabore une pléthore de stratégies diverses pour y échapper, quitte à mettre en péril la vie de l'enfant d'Olivia ?

Sur le plage où il s'appêtait à effectuer sa leçon de surf vespérale, une onde de choc se propage dans la tête de Casey, assailli par les émotions que ressurgissent à la vue de celle qu'il croyait ne plus jamais revoir un jour, ainsi que par le doute qui s'empare de lui : suis-je en train de rêver ? Se dit instinctivement le jeune homme fraîchement sorti de l'eau, n'osant pas trop se rapprocher de la femme envoûtante qu'il a dans son champ de vision.
De son côté, Rae, profondément affectée de réaliser que la première personne qu'elle retrouve à Sunset est en réalité la seule personne qui l'a poussée à revenir, scrute fervemment le physique non ingrat du jeune homme qu'elle a pu visualiser de plus près par le passé. S'entredéchirent dans son esprit un nombre incalculable de sentiments contradictoires qui la font hésiter à sauter le pas pour le rejoindre : la peur d'empiéter sur sa vie qu'elle suppose remplie par la présence d'une jeune femme, l'envie de retrouver par son biais la certaine innocence de son ancienne vie, les affres de devoir répondre à des questions embarrassantes, notamment en relation avec son mariage forcé avec Wei-Lee, la volonté de lui démontrer enfin son désir latent à son égard. Finalement, c'est Casey qui s'élance vers elle et brise la glace en lui lançant quelques platitudes histoire d'ouvrir le dialogue. :
"Ma parole ! Serait-ce la brillante chirurgienne Dr Chang qui nous ferait l'honneur de sa visite ? Voilà un privilège que nous nous devons de célébrer. Ah, mais je sais pourquoi vous êtes ici, c'est pour ausculter un patient unique en son genre, et qui mourrait d'envie d'avoir de vos nouvelles ! Argh sauvez-moi, jeune doctoresse ! Ma vie en dépend !"
"Sacré Casey ! Toujours égal à toi-même ! Tu n'as pas changé d'un iota visiblement ! Il faut toujours que tu fasses de l'humour, surtout pour combler les conversations décousues !" Schématiser brillamment Rae, qui se décide à reprendre son rôle de femme accomplie et indépendante, afin de garder pour elle-même l'image avilissante qu'elle se donne.
"Veznez donc dans mes bras jolie demoiselle ! À moins que vous ne craignez de frémir sous mon irrésistible charme ?" Plaisante Casey, retrouvant avec plaisir sa relation du Je t'aime moi non plus avec son ancienne colocataire.
"Tais-toi donc et cesse de faire le pitre !" S'enthousiasme Rae en tapotant gentiment en guise de réponse immature au fait que l'accolade des deux amis se soit transformée, sous l'impulsion de Casey, en véritable toupie humaine.
Reprenant tous deux leurs esprits, chacun d'eux profite de ces retrouvailles inattendues, et passé ce moment d'euphorie nécessaire pour canaliser les émotions fortes, un calme olympien survient, comme si aucun des deux ne trouvait aucun sujet sur lequel converser.
Au moment où Casey se dispose à rompre une seconde fois le silence, cette fois-ci pour sonder Rae sur les motivations de son retour à Sunset, il est brutalement interrompu par son ancienne qui l'embrasse voracement sans prendre la peine de demander son reste à Casey. Ce dernier, qui ne parvient pas à s'extirper de l'emprise fougueuse de la jeune femme, est alors prié de se baisser, pour se cacher derrière un tas de planches de surf. Ce quiproquo a en réalité une explication des plus simples : Rae vient d'apercevoir son mari Wei-Lee et n'avait nullement l'intention d'être repérée.....
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cindye



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MessageSujet: Re: Essai Fan-Fiction Suite Sunset Beach   Lun 04 Aoû 2014, 21:54

Oh trop bien newlook..... Very Happy en lisant ceci, je meurs d envie de connaitre les intrigues de la suite..... Smile 
Très pressée en tout cas.... Wink    lol!     
Encore    à toi, je suis à fonds dedans..... Smile 
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MessageSujet: Re: Essai Fan-Fiction Suite Sunset Beach   Lun 04 Aoû 2014, 22:25

  Merci Cindye.
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cindye



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MessageSujet: Re: Essai Fan-Fiction Suite Sunset Beach   Lun 04 Aoû 2014, 22:47

De rien newlook..... Wink 
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MessageSujet: Re: Essai Fan-Fiction Suite Sunset Beach   Lun 11 Aoû 2014, 13:21



Allongés l'un contre l'autre comme s'ils s'apprêtaient à commettre le pêché d'une partie de jambes en l'air, Rae et Casey font face à l'éveil de tous leurs sens qui donne lieu à une torride méprise.
En effet, bien que considérant que s'adonner à cette pulsion bestiale serait une regrettable entorse au règlement d'un futur marié, Casey ne peut s'empêcher de montrer des signes distinctifs de désir charnel, auxquels Rae s'efforce tant bien que mal de résister
Finalement, l'éloignement progressif de Wei-Lee dans son champ de vision a raison des motivations vigilantes de Rae, qui n'avaient pour but à la base que d'esquiver son mari, et ce quelle que soit la méthode expéditive employée.
Reprenant conjointement leurs esprits, Rae prend soin de réajuster subrepticement sa chevelure ainsi que de secouer énergiquement sa robe légère afin de faire disparaître les microscopiques grains de sables qui s'y sont collés tandis que Casey reste de marbre devant la femme callipyge qui lui fait face, entre consternation d'avoir failli céder si facilement à la tentation et l'étrange impression que cette dernière lui cache bien des données susceptibles de l'aiguiller.
"Tu as l'art de l'ellipse toi ! C'est le moins que l'on puisse dire ! Tu passes des retrouvailles au baiser en un éclair, puis la seconde d'après, tu me repousses, je peux avoir une explication ?" Se permet de porter en dérision Casey, qui, quoique flatté, ne peut se résoudre à penser que Rae l'ait embrassé uniquement à cause de son charme indestructible.
"Je suis navrée de ma pitoyable diversion, mais j'ai vu Wei-Lee et ne voulant pas qu'il nous voit ensemble, j'ai agit par impulsion. Je ne savais pas quoi faire d'autre !" Expose sobrement Rae, qui ne tient pas à laisser son ami dans la plus totale ignorance.
"Non pas que je me plaigne que tu jettes ton dévolu sur moi, mais admets tout de même qu'il est bien étrange que tu ne veuilles pas saluer ton mari, même si je conviens que votre union était vouée à l'échec dès son prélude." Blâme le Monsieur muscle, qui n'a pas encore tourné la page sur son choix irraisonné et qui s'aventure sur un terrain glissant.
"Je crains de ne pouvoir te fournir de plus amples détails pour le moment, tout ce que tu dois savoir, c'est qu'indépendamment du fait que je ne sois plus amoureuse de Wei-Lee, je ferai tout pour l'éviter." Ajoute Rae en densifiant le mélodrame, et qui s'apprête également à fausser compagnie au gentil sauveteur.
"Ça risque de s'avérer difficile car Wei-Lee est à Sunset depuis plusieurs jours déjà. J'ai cru comprendre qu'il était ici en déplacement professionnel. Vous serez forcément amenés à vous croiser !" Relativise Casey, qui prouve par ailleurs sa sagacité.
"Je n'arrive pas à le croire ! Ce saligaud m'a poursuivi jusqu'ici ! Il est à mes trousses, j'en suis certaine !" Lance Rae, désemparée par l'effroyable idée qui germe dans son esprit.
"C'est quoi cette histoire ? Pourquoi ne veux tu pas que ton mari apprenne ton séjour ici ?" Décèle laconiquement le sauveteur, en mal d'éléments, et qui n'a pas occulté son profond désarroi d'avoir perdu Rae au profit de cet individu.
"Je n'ai pas le temps de t'expliquer ! Si vraiment comme tu le prétends Wei-Lee est ici depuis un moment déjà, c'est qu'il m'a menti en prétextant partir en voyage d'affaires donc suivons-le !" Aborde de façon prématurée la jolie asiatique, qui change radicalement son fusil d'épaule en incluant Casey dans son périple tant elle redoute l'affrontement avec son ignoble mari.

En partance pour la propriété Richards, où lui et sa femme Caitlin veulent obtenir un maximum de renseignements sur le rapt de Trey, Cole reçoit un appel anonyme émanant du kidnappeur lui indiquant qu'une importante somme d'argent en petites coupures devra être concédée en contrepartie de la libération de son fils.
Non loin de là, Olivia comprend à demi-mot la teneur de la communication téléphonique, et malgré les moult protestations de Caitlin, toujours hostile à l'égard de sa mère, Cole consent à mettre la mère de son fils, qui frise l'hystérie, dans la confidence, tout en s'attachant avec fermeté à ce qu'elle ne s'implique pas dans le procédé de récupération de leur progéniture.
"Hors de question que je te laisse diriger seul les opérations ! Trey est mon fils ! Fais-toi une raison, Je ne vais pas te laisser régler tes comptes à coups de flingues contre ce scélerat ! Je serai là pour veiller à la sécurité de mon fils !" Signifie en faisant part de ses doléances Olivia, que Cole tient à préserver au vu de son état instable.
"Soit ! Toi et Bette, vous foncez à ma banque, je vais leur demander de faire transférer en liquidité mes économies. Nous on restera planqué devant l'entrée, comme ça aucun risque d'être repéré !" Met au point Cole, soignant les moindres détails, et prouvant à Olivia, tout comme à sa femme, qu'il est passé maître dans l'art de la cambriole et du menu larcin.
Une fois les dames intempérantes montées dans leur véhicule, Caitlin s'étend sur le fait qu'elle n'apprécie que très modérément que son mari ait pu céder aux revendications de sa mère, lequel tient à la rassurer instantanément en réfutant sa théorie d'allégeance envers sa mère :
"Je n'ai fait que donner mon assentiment de principe. C'est un coup de bluff ! Crois-moi, ta mère va vite déchanter, car je suis certain qu'elle et ton père ne sont pas étrangers à ce qui arrive." Clame haut et fort l'homme habitué à faire cavalier seul, et qui est véritablement persuadé que c'est un nouveau coup de Trafalgar de la part de Gregory pour détourner leur attention.

Une véritable course nocturne infernale se poursuit sur les routes escarpées de Sunset entre Olivia et Cole, qui redoublent de rapidité pour arriver en premier sur le lieu de l'échange où Trey semble retenu en otage.
Fort heureusement pour les automobilistes imprudents, la circulation est en demi-teinte en cette soirée pluvieuse, et ils ne rencontrent que très peu de carrefours giratoires pour leur barrer la route.
Du côté des copilotes, Caitlin aurait plutôt tendance à exiger de Cole une accélération tellement elle tient à emboîter le pas à sa mère, tandis que cette dernière, visualisant Bette commettre bon nombre d'infractions au code de la route, ronge son frein en insistant pour qu'elle décélère et ferme les yeux à chaque intersection à priorité non respectée, tout en s'agrippant exagérément à la poignée située au-dessus de la portière pour signifier à l'automobiliste enhardie que les virages ont pour intention de créer un ralentissement, et non donner envie aux passagers présents dans l'habitacle de faire une attaque cardiaque.
Bette, qui subit l'affront des doutes manifestes qu'émet sa partenaire de débauche tardive sur ses qualités de conductrice chevronnée, se formalise en ordonnant à sa meilleure amie de comptabiliser sans plus attendre les billets verts pour éviter d'attribuer davantage au responsable de cet enlèvement peu reluisant. Olivia obtempère en tentant rigoureusement d'ouvrir la mallette fournie par Cole, qui peine à céder malgré la pression exercée par les mains de la dame aux abois. Quelle n'est pas sa stupeur en découvrant avec effroi que tous les billets se trouvant en dessous se trouvent être factices, et qu'elle s'est donc joliment fait berner par son gendre.
"Oh le misérable ! Sois maudit Cole Deschanel ! J'aurais dû me douter que tu avais conservé toutes tes tactiques de truand ! Tu vas me le payer !" Fronde avec une frustration sans borne la mère de famille, en lançant un condensé d'insulte à l'encontre du sédicieux père de Trey.
"Hola Livie ! Calme-toi donc ! Ce galopin nous as peut-être roulé, mais inutile de s'apitoyer. Nous sommes à ses talons, il ne peut pas m'échapper !" Tente de s'amender Bette, consciente d'avoir une part de responsabilité dans sa confiance aveugle envers l'homme aux fossettes.
"Ah oui ? Et qui te dit que c'est lui que tu tiens en filature là ? Je suis certaine qu'il nous a semé depuis longtemps ! Tu ne fais pas le poids en concurrence avec un voleur de classe internationale ! Tiens, je vais te prouver ce que j'avance, fais-lui signe d'arrêter ! Allez, lance-lui un appel de phare !" Revendique assurément Olivia, en bousculant Bette afin d'émettre ces signaux dans le but d'étayer ses soupçons.
Se querellant pour prendre possession du volant, le danger prend de l'ampleur lorsque Bette aperçoit ce qu'elle pense être un animal, elle freine instantanément pour éviter de renverser le cervidé qui se dandine placidement devant leur véhicule. Elle parvient à éviter de justesse la collision animalière mais perd alors le contrôle du véhicule qui percute de plein fouet le véhicule qui les précédait, immobilisé suite à l'insistance des pleins phares actionnés par Olivia.

Emily, outrée par le rapprochement intensément provocateur qui s'instaure entre son petit ami Sean et la volcanique Sofia, se laisse submerger par un sentiment alliant colère et trahison, surtout pour le principe que Sean préfère s'épancher auprès d'une inconnue qu'auprès d'elle. Alors qu'elle s'approche dans l'intention de briser ce moment qu'elle considère déplacé, elle se ravise en tenant compte de l'argumentaire de la loquace et non moins perfide Amy, qui s'est fait un malin plaisir de lui rappeler à maintes reprises le potentiel de séduction que possèdent les filles aguicheuses telles que Sofia, fraîchement dévêtues, qu'Emily aurait pour sa part tendance à qualifier d'exhibitionnistes.
Son appréhension oubliée, elle revient sur ses pas mais est brutalement interrompue dans son élan par le greffier qui annonce prosaïquement le deuxième acte de ce procès palpitant.
Sean l'aperçoit à son tour, desserre aussitôt et sans ménagement les liens l'unissant à Sofia, pour se jeter à corps perdu dans les bras d'Emily, laissant littéralement la machiavélique adolescente en plan, alors que cette dernière continuait indécemment son petit manège futile en feignant vanter les mérites de la docile Emily, pour qui elle paraît nourrir en réalité bien des sentiments antipathiques.
Ce qui est primordial pour la jolie fille à la chevelure blond vénitien, c'est d'avoir été rassurée par cette étreinte passionnée, laquelle a permis de dissiper le malentendu qui s'était incrusté dans son esprit, et surtout Emily a pu apporter son oreille attentive à Sean, principalement angoissé par l'enlèvement de son petit frère, longtemps considéré comme son neveu.
Elle sort toute guillerette du commissariat, la tête dans les étoiles et éperdument transie d'amour, revêt son anorak gris sombre, ouvre son parapluie pour se protéger des giboulées intempestives qui tombent et qui s'écoulent à la vitesse du son sur le sol déjà bien humidifié. Emily doit ouvrir grand ses esgourdes pour parvenir à capter une infime partie de la discussion, à priori houleuse, qu'émet Brad depuis son téléphone.
"Quoi ! Cinq cents dollars la semaine ? Attendez, ça fait , euh cinq cent divisé par le nombre de semaines dans un mois, donc quatre, puis qu'on multiplie par le nombre de semaine dans l'année, donc 52, euh ça fait..... ? Cent dollars par nuit ? Attendez, j'ai dû faire un calcul erroné là ! Est-ce qu'au moins le week-end est compris dans le coût total ? Et la TV ? Il me faut impérativement la TV moi, sinon je ne pourrai plus suivre Alerte à Malibu ! Allo ? Allo ?" Scande dans la continuité de la conversation à sens unique Brad, ignorant qu'Emily se trouve aux premières loges avant de pinailler :
"Non mais faut pas déconner là ! Cinq cents dollars la semaine, TV non incluse ! Non mais c'est de l'esclavagisme pur et dur ça, je vous le dis !" Bougonne continuellement Brad dans son monologue intérieur, n'ayant pas constaté l'apparition d'Emily, juste derrière son dos, si bien qu'il fait un sacré sursaut en se retournant. "Argh !"
"Brad ! Ce n'est que moi ! Il n'y a pas de quoi faire une syncope ! Ironise Emily en effleurant avec cordialité son camarade en saisissant que ce dernier aurait bien besoin de se confier.
"Emily ! Quelle surprise ! Je croyais que tu étais restée à l'intérieur pour soutenir Sean dans cette épreuve. C'est une bénédiction pour lui de t'avoir à ses côtés." Réplique humainement et avec beaucoup de simplicité Brad, comme si l'éloignement même temporaire, d'avec sa copine Amy avait aussitôt un impact positif sur sa personnalité.
"Non, seuls les membres de la famille de Gregory peuvent assister à l'audience. Moi, je tenais juste à apporter ma contribution à Sean par ma présence. Mais dis-moi, je ne tient pas à être indiscrète, mais quelle était la signification de ce coup de fil à l'instant ?" Sonde Emily, ne fardant pas son inquiétude face à la mine fantomatique de son interlocuteur.
"Rien ! C'était un canular, rien de plus ! Je voulais faire un sondage sur la tarification des hôtels sur la côte. Non mais c'est hallucinant ! Comment font les gosses de riches de Sunset pour se payer de pareils luxes ?" Ergote à l'affût d'une réponse limpide Brad, dont l'anxiété à l'idée qu'Emily découvre le véritable enjeu de son appel se lit sur ses mimiques faciales, et qui tente vainement de faire bonne figure, en bifurquant sur un autre sujet.
"Je n'en sais rien Brad. Mais toi et moi avons la chance inouïe de ne pas avoir à nous en soucier, n'est ce pas ?" Soulève adroitement la jeune fille au passé ardu, loin d'être dupe du comportement douteux de son ami, qu'elle sent sur la pente descendante, et appuie son intention face au silence pesant : "Si tu as besoin de parler, n'hésites-pas !"
À cet instant, Emily croit avoir atteint la corde sensible de l'intéressé, mais il n'en est rien, Brad persiste dans son mutisme, et ouvre la bouche uniquement pour noyer le poisson :
"Ta mère, ce n'est pas une Richards ? Comment Diable s'est-elle immiscée alors ? Je sais ! Elle a sans doute fait un tour de prestidigitation ! J'vois ça d'ici, Abracadabra......"
"Brad, quand tu auras fini de faire le pitre pour donner le change, peut-être voudras-tu enfin discuter ? Si tel est le cas, sache que ma porte te sera toujours ouverte !" S'énerve mollement la jeune fille aux allures de poupée, qui a la sensation d'être enrôlée d'une mission envers Brad, qui est pourtant loin d'être tendre avec elle, loin s'en faut.
"Je peux juste te demander une faveur ?" Minaude timidement et avec désuétude Brad, comme le petit garçon qu'il était et qui procédait ainsi afin qu'on réponde à ses caprices puérils, devant une Emily qui sourit, complètement conquise et trouvant attendrissant le jeune homme qui endosse pour la première fois un autre rôle que celui du comique de service.
"Puis-je m'inviter chez toi ? Enfin chez ta mère plus exactement. Mais juste pour cette nuit ! Et surtout en tout bien tout honneur, cela va sans dire...." Pose habilement Brad, craignant un refus catégorique du dernier espoir qu'il lui reste de ne pas passer la nuit dehors, tel un sans-abri.
"Évidemment ! Et ne t'inquiète pas pour ma mère, je suis certaine qu'elle comprendra que ta présence sur le divan est purement platonique. Je doute sérieusement qu'elle envisage que tu sois là pour la séduire !" Plaisante Emily en guise d'acceptation, touchée par la situation d'infortune que semble traverser l'étudiant, et surtout par la difficulté qu'éprouve celui-ci à admettre se trouver en position de faiblesse.

L'heure du second round a sonné pour la confrontation de Gabi avec le Procureur Steele, les dents acérées et qui salive à l'avance à l'idée de provoquer la chute vertigineuse de la jeune femme, qui subsiste sur le qui-vive.
"Nous ne pouvons pas différer plus encore la séance de ce jour, aussi nous allons devoir pallier l'absence provisoire de témoins clés en approfondissant les déclarations des témoins déjà entendus, à savoir Dick Ricardo Torres et Melle Gabriella Martinez." Déclare solennellement le Juge d'instruction, qui montre des signes de fatigue au crépuscule du premier acte digne d'un vaudeville aux multiples péripéties.
"Je propose dans ce cas de rappeler prioritairement Melle Martinez à la barre, qui cette fois, est priée de n'omettre aucun détail et de mettre fin à ce suspense insoutenable en nous révélant enfin sa possible implication dans ce crime."
Gronde avec conviction Maître Cavanaugh, au détriment de la compagne dévastée, devant qui il reste de glace, avant de poursuivre avec assiduité sa théorie :
"Doit-on vous considérer comme suspecte dans ce meurtre ? Votre liaison secrète aurait-elle pu constituer un mobile tangible pour vous pousser au meurtre ? " Accable avec une détermination démesurée l'avocat présomptueux, devant une Gabi qui tente de recouvrer ses esprits.
"Gabi ! Gabi, écoute-moi ! Ne dis plus un mot ! Tu n'as aucune obligation de répondre à cette question sans la présence d'un avocat pour assurer ta défense ! C'est un piège !" Tire la sonnette d'alarme avec véhémence Ricardo, qui cherche à couvrir les intérêts de sa femme, ou le cas échéant sauver son honneur, car la pensée horrifique que l'aventure contre toute convention de sa femme avec son Judas de frère soit rendue publique lui glace le sang.
Dans la totale confusion à l'idée d'aggraver son cas ainsi que celui de Ricardo, un frisson de doute envahit Gabi face à la scène d'anthologie à laquelle vient de se prêter son mari, qui lui prouve par la même sa grande bonté et son amour inépuisable à son égard. Acculée, Gabi ne trouve d'autre alternative qu'objecter tout en réprimant vaillamment ses larmes.
"Ma foi ! C'est votre droit le plus strict ! Il est même fortement légitime dans votre position de vous munir d'un avocat, je peux vous conseiller un confrère qui pour sûr, penchera en notre faveur en vous imposant de vous forger un alibi en béton sous peine de revenir devant cette cour." Formule sur un ton presque sarcastique l'avocat aux dents longues.
"Au vu de votre refus d'obtempérer sans la présence d'un avocat, et de nous dévoiler des précisions sur votre délit d'adultère, soyez prévenue, Melle Martinez, que je peux vous contraindre à répondre aux mêmes questionnements, mais cette fois-ci devant le Grand Jury, qui n'est pas connue pour sa clémence face aux témoins récalcitrants." Interjecte avec une lassitude exacerbée le Juge Lynch, avant de frapper un grand coup de marteau laissant supposer que Gabi peut dorénavant prendre congé.
Gabi, qui frise le teint rouge écarlate avec le sentiment de honte qui la gagne, fonce clandestinement vers la sortie sous les regards désormais compatissants de l'ensemble des protagonistes présents, tous attérés par l'attitude frondeuse des avocats, qui ont visiblement pour objectif de ne pas tomber dans le sentimentalisme.
Annie, touchée par la déclaration d'amour paradoxale de Ricardo compte-tenu des rumeurs qui entourent le couple, pose affectueusement sa main sur son épaule en guise de soutien moral, elle qui ne sait que trop bien le sentiment qu'on éprouve lorsque l'on est délaissé par les siens.

"Avant de clore cette séance, et dans la mesure où Melle Martinez a fait le choix de nous laisser dans l'expectative d'une déposition probe et sans ambiguïté j'aimerai faire intervenir mon premier véritable témoin, l'officier John Spencer, qui va nous transposer intégralement le compte-rendu des enquêteurs.
L'Agent Spencer, accoutré d'une veste ringarde portant son nom et ayant pris la peine d'y apposer vulgairement son badge particulièrement éblouissant qui n'est pas sans rappeler son échelon, s'avance progressivement vers le box des témoins, terrifié dans son for intérieur par crainte de nuire plus encore à ses amis, démolis sous yeux.
"Veuillez présenter un examen sommaire des faits, je vous prie." Assène de prime abord le Juge Lynch, qui s'impatiente de rentrer chez lui en soupirant dans ses moustaches aguerries.
"Au rapport, chef ! Enfin, je veux dire Monsieur le Président, ou plutôt Monsieur le Juge." Bafouille dès les prémisses John, à l'effigie de sa personnalité que l'on sait drole et maladroit.
"Pourriez-vous cesser de défier mon autorité en vous moquant sournoisement de ma fonction ? Ne m'obligez pas à réitérer cet avertissement, et contentez vous de nous dresser présentement le procès verbal de votre enquête préliminaire !" Glose orageusement le Juge, vexé, en prenant soin de cibler du regard Spencer, profondément navré.
"Assurément ! Le meurtre de Melle Vargas a été perpétré dans la soirée du 2 Mars 1999, à la suite de son hôtel, au Grenadines, la victime a été touchée par une seule balle, calibre 38 selon les résultats de la balistique. La victime n'est pas morte sur le coup, elle avait une importante blessure au niveau de plusieurs organes vitaux, dont l'abdomen, par l'orifice d'entrée, ainsi que le poumon droit, où une conséquente hémorragie s'était déclarée. Malgré tout, la victime a pu se déplacer, bien qu'en état de choc, jusqu'au restaurant où elle s'est effondrée littéralement." Atteste avec une excellence de détails Spencer, pas peu fier d'apporter sa pierre à l'édifice grâce à sa capacité de mémorisation.
"Parfait, Officier Spencer. Maintenant, voulez vous bien nous apporter des précisions sur la scène de crime." Demande majestueusement le Procureur Steele, avec une soudaine amabilité déconcertante.
"Affirmatif, Madame ! Nous avons passé les lieux au peigne fin, après la disposition des scellés. Nous n'avons trouvé aucune preuve matérielle impliquant un suspect. Qu'ajouter de plus hormis vous dire qu'il y avait une myriade de cassettes vidéos dans sa chambre d'hôtel. Elle avait visiblement installé des caméras dans les locaux d'Armando Deschanel, mais ne sommes pas en mesure d'apporter des informations complémentaires quant à cette initiative."
Révèle au grand public l'officier, qui sent que son témoignage sombre d'ores et déjà dans le soporifique.
"Dernière question avant de laisser la parole à la défense, le revolver de l'accusé, Monsieur Richards, correspond bien à celui qui a servi à causer la mort de Melle Vargas, n'est ce pas ?" Se lance logiquement Steele, dans le but de recadrer ce procès, qui a pris une ampleur dramatique en omettant son objectif ultime.
L'acquiescement de Spencer via un hochement de tête qui a tout juste le temps de l'accompagner vocalement d'un "Précisément" que le Procureur a déjà tourné les talons en direction de son adversaire, à qui elle notifie logiquement :
"Le témoin est à vous, Maître." avant de se draper inextricablement hors de l'arène, agacée du déroulement problématique de cette séance en demi-teinte.
"Pour démarrer ce contre-interrogatoire, je souhaiterai faire la lumière sur un point soulevé précédemment, à savoir les compétences réelles du Détective Torres. Est-il exact que votre supérieur hiérarchique a simulé être victime d'un altruicide contre sa personne, et ce dans l'intention malsaine de faire inculper son propre frère, ainsi que sa concubine de l'époque, nommément Gabriella Martinez ?"
"Objection, Votre Honneur ! Ceci n'a strictement rien à voir avec l'affaire qui nous réunit aujourd'hui ! J'aimerai que notre très certainement talentueux as du barreau cesse d'apprendre les rudiments de sa nouvelle profession au détriment de l'homogénéité de ce procès, qui part dans tous les sens." Écorche volontairement Steele, en se gardant bien de préciser qu'elle considère les honoraires du jeune prodige fort exorbitants compte-tenu de son expérience, encore à l'essai.
"Objection rejetée ! Moi aussi, je désire instamment connaître le fin de cette histoire que je qualifierai de sordide. Auparavant, je préconise que suite à la réponse, que j'espère sans détour sinueux de votre part, nous mettrons fin à cette séance au vu de l'horaire indu auquel va s'achever celle-ci." Présage en exorde du gouffre sans commune mesure dans lequel le représentant de la loi risque de s'enliser de façon navrante.
Spencer, qui ressent l'insolite pressentiment qu'il va ne faire qu'ajouter de l'eau au moulin de la défense en jetant plus encore le discrédit sur son ami Ricardo, ne peut se résoudre à mentir sous serment et bien qu'enjolivant autant que possible son récit, il dépeint avec tristesse une réalité saluée par la défense : Ricardo Torres, en plus d'être un policier plutôt médiocre, n'hésite pas à outrepasser ses fonctions pour assouvir des vengeances personnelles, et la décision retenue par le Juge Lynch est sans appel :
"Par la présente de ces nouveaux faits, je déclare que tout témoignage provenant du détective biaisé sera nul et non avenu, et qu'une instruction sera en cours prochainement quant à la suite à donner à sa carrière. Voilà, la séance est levée !" Conclue avec prose le Juge Lynch, avant de quitter la salle à l'allure chevaline, en laissant dans l'assemblée une érosion palpable, notamment dans l'esprit de Ricardo, qui a l'impression d'avoir chû dans un précipice sans issue.
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MessageSujet: Re: Essai Fan-Fiction Suite Sunset Beach   Lun 11 Aoû 2014, 13:25

J'ai un gros doute sur la date du meurtre de Francesca. J'ai mis une date "au pif" comme on dit, en partant du calcul fait dans un autre sujet : 20 épisodes environ par mois, donc le meurtre de Francesca se produisant dans l'épisode 545 : ça fait deux mois et 2/3 jours après le début de l'année 1999. Very Happy
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MessageSujet: Re: Essai Fan-Fiction Suite Sunset Beach   Aujourd'hui à 01:04

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