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 Essai Fan-Fiction Suite Sunset Beach

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cindye



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MessageSujet: Re: Essai Fan-Fiction Suite Sunset Beach   Lun 11 Aoû 2014, 21:44

       Je suis à fond dedans..... Smile 

A quand la suite..... lol!  car j aime beaucoup ce que tu fait, c 'est comme pour les épisodes de Sunset car quand je voyais l épisode le jour même, il me tardait d être demain pour voir la suite, c 'est pareil pour ici, encore un grand    à toi newlook..... Wink


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cindye



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MessageSujet: Re: Essai Fan-Fiction Suite Sunset Beach   Mar 23 Sep 2014, 14:11

Hate de revoir ta suite à toi aussi newlook..... Very Happy Wink
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MessageSujet: Re: Essai Fan-Fiction Suite Sunset Beach   Mer 24 Sep 2014, 01:26

Merci Cyndie.

J'avoue que j'étais bloqué sur un une scène que je trouvais pas terrible, et que j'ai voulu réécrire, sans succès. Sinon, le reste de l'épisode est prêt depuis longtemps. Wink
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cindye



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MessageSujet: Re: Essai Fan-Fiction Suite Sunset Beach   Ven 19 Déc 2014, 20:11

J ai hate de te lire newlook également mais je me doute que ça doit pas être facile de réecrire ton histoire.... Wink
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MessageSujet: Re: Essai Fan-Fiction Suite Sunset Beach   Sam 20 Déc 2014, 02:17

Merci Cindye. Very Happy

Le souci, c'est le temps dont je ne dispose pas. bah

Ça m'ennuie de ne pas aller au bout d'un projet, mais ça demande beaucoup d'énergie, et actuellement, j'en ai pas assez. Wink

J'espère que je reprendrai bientôt. On verra......
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cindye



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MessageSujet: Re: Essai Fan-Fiction Suite Sunset Beach   Sam 20 Déc 2014, 16:04

Ah j ' espère aussi... Very Happy  et t 'inquiète pas de problème newlook..... Wink
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MessageSujet: Re: Essai Fan-Fiction Suite Sunset Beach   Sam 29 Aoû 2015, 05:15



Gabi, désarçonnée par l'acheminement de son témoignage qui ne s'est pas fait sans heurt, et ne voulant nullement déranger de ses troubles émotionnels les jeunes tourtereaux Casey et Sara en plein ébat pré-nuptial, opte pour rendre une visite de courtoisie à son amie Meg, qu'elle n'a entraperçu qu'une seule fois depuis le début du millénaire. En chemin, elle s'arrête devant la Mission et lutte contre son irrépressible envie de passer au confessionnal privé du Père Antonio, mais sachant que celui-ci tente tant bien que mal d'expier ses fautes en faisant le maximum pour se tenir à l'écart de sa vie, elle se refuse formellement à outrager cette bonne résolution, et en prend son parti.
De son côté, en ouvrant la porte à son amie, Meg est bien loin d'afficher un grand sourire et pour cause, elle est encore traumatisée par les nombreuses péripéties survenues au cours de cette journée, elle n'a qu'une seule hâte, celle de la voir s'achever pour de bon. Malheureusement pour la jeune épouse en proie aux incertitudes, ce songe va s'avérer éphémère car elle va découvrir qu'un cessez-le-feu n'est pas à l'ordre du jour entre elle et son fils de complaisance.
Profitant opportunément de la présence de Gabi pour déverser ses jérémiades à propos de Ben, et surtout au sujet de la mort prématurée et bien énigmatique de Tess en prison, Meg ne semble pas réaliser à quel point son amie est absorbée par ses propres démons intérieurs, du moins jusqu'à ce que son interlocutrice soit prise d'un sanglot incontrôlé lorsque Meg aborde par inadvertance la convocation de Ben au procès de Gregory, et qu'elle fait l'amalgame avec la journée infernale qu'elle a subie, ses nerfs ayant besoin de craquer.
Meg, alors rongée par le remord d'avoir accaparer la discussion, s'excuse platement et incite pleinement son amie à faire part à son tour de ses tourments. La jeune femme suffocante, laissant délibérément quelques failles dans son récit, relate avec difficulté le revers de fortune qu'elle a vécu lors de son interrogatoire musclé face au Procureur Steele et à Jude Cavanaugh, qui ne lui ont fait aucun cadeau. Essuyant péniblement ses larmes, Gabi est remise d'aplomb par le petit Benjy, qui devance Meg dans son rôle d'épaule compatissante, en se blottissant contre la jeune femme et en lui présentant son nouveau chat qu'il a baptisé au sobriquet de Pantoufle, animal pour lequel il n'avait pourtant manifesté jusqu'à lors aucun intérêt, devant une Meg médusée de constater la faculté d'hypocrisie du garçon malgré son jeune âge.
De ce fait, Meg ne peut raisonnablement pas partager avec son amie son inquiétude concernant les mesquineries antérieures qu'elle sait parfaitement liées au petit garçon, qui lui a donné bien du fil à retordre depuis son emménagement. Gabi est donc, sans même le savoir, devenue le témoin de moralité de la petite terreur qui a su se montrer angélique de façon opportune, car elle ne pourrait envisager que celui-ci ait quoi que ce soit à se reprocher.
C'est pourquoi l'énergumène choisit cet instant propice pour faire découvrir le pot-aux-roses à Meg en pousser un cri juvénile depuis l'étage dans l'intention d'alerter les deux amies, qui tombent aisément dans le panneau.
Gabi reste pantois face au désastre confondant tout en soutenant Meg, qui frôle l'attaque cérébrale à la vue de ses jolies robes onéreuses, dont certaines frisent le mauvais goût, lacérées de part et d'autre. Benjy lui, exulte tapi dans l'ombre, avec un pétillement indescriptible dans ses yeux ronds globuleux, qui trahit sa joie perverse et qui démontre sans équivoque un profond manque d'éducation et d'empathie.
Gabi, mise à contribution pour commencer à ranger ce qui qui a été épargné des tribulations entaillées, se montre indignée et ne peut s'empêcher de poser la question qui dérange, à savoir qui pourrait la haïr au point d'en venir à cette extrémité. Bien qu'elle sache congrûment qu'Annie la déteste profondément et pourrait se positionner en haut du podium des suspects, elle sent instinctivement que cet acte délictueux est l'œuvre du petit garnement qui vit sous son toit, mais n'ose pas en faire part à son amie, craignant sans nul doute d'être considérée en véritable paranoïaque. Elle préfère laisser planer le doute qu'un dangereux psychopathe pourrait sévir, et donc en être l'instigateur.
Peu de temps après surgit Ben, qui ne prend guère la peine d'adresser ses salutations à Gabi, et ne mentionne pas même le désordre flagrant qui règne dans la pièce. Sidérée, Meg craque à son tour et tente vainement d'extirper de la part de l'homme qu'elle aime un semblant de commentaire qui lui permettrait de la rassurer quant à l'intérêt qu'il peut porter à ses tracas domestiques. Ce dernier se contente de marmonner inaudiblement qu'il compte s'absenter quelques jours pour raison professionnelle, se gardant bien d'en préciser le lieu, tout en s'activant brusquement à emporter avec lui son attaché-case dans lequel il ajoute expressément son passeport et une pléiade de documents concernant la Liberty Corporation pour corroborer la crédibilité de son voyage.
Son attitude indéniablement louche sème le doute dans l'esprit de sa conjointe dépitée, qui ayant un bien mauvais pressentiment sur la destination réelle de son départ précipité, se met en quête d'un indice potentiel pouvant appuyer sa théorie. Profitant d'un moment d'inattention de Ben, qui s'affaire à passer un moment de décontraction avec son petit "morveux", Meg fouille son imper et n'a aucun mal à y repérer dans la poche pectorale intérieure son billet d'avion, et reste ulcérée par ce dont sa perspicacité s'était déjà douté : Ben part à Seattle, sans aucun doute possible pour rejoindre Maria. Quelles conclusions doit-elle en tirer ?

Dans les chemins obscurs où peuvent s'égarer les âmes humaines de Sunset, en d'autre terme aux abords des usines désaffectées de la ville, Casey et Rae poursuivent pas à pas, sans négliger le maintien d'une certaine distance de sécurité, et avec un goût prononcé du risque, le sombre personnage qu'est Wei-Lee, qui semble parfaitement connaître son itinéraire, où il mène donc par ricochet nos deux intrépides aventuriers.
Se frayant ardemment un passage à l'abri de la pluie torrentielle qui commence à se dissiper, et prenant soin de se dissimuler à chaque coin de rue en imitant merveilleusement les automatismes des agents en infiltration, dès lors que leur cible malfaisante émet des signes impulsifs de retournement afin de guetter ce qu'il se passe derrière lui, comme agit systématiquement tout malfrat trempant dans des affaires douteuses, Casey et Rae s'enlisent peu à peu dans une chasse improvisée contre le crime organisé, ne tenant pas compte du danger qu'ils pourraient encourir.
Casey ne cesse pourtant d'interrompre sporadiquement leur filature ressemblant en tous points à un scénario d'un polar de Hitchcock pour sermonner Rae en lui assurant la dangerosité d'une telle initiative. :
"Non pas que je me soucie réellement de ta vie de couple, mais cela fait-il partie de tes attributions matrimoniales d'épier sournoisement ton mari ?" S'évertue à glisser le beau surfeur, qui espère une reddition de la part de son équipière.
"Épargne-moi tes commentaires graveleux ! On risque de se faire repérer !" Riposte avec effarement la jeune femme, qui semble résolue à mettre tout en œuvre pour confondre son mari.
"S'il est si nocif que tu le prétends, pourquoi l'as tu choisi lui plutôt que moi ? Et surtout pourquoi prends tu le risque inconsidéré de l'espionner ?" S'offusque le sauveteur, non sans se dispenser de faire des remarques pouvant mettre en rogne la jolie asiatique, activité incontestablement appréciée par le tombeur qui a toujours difficilement supporté l'imperfection d'autrui.
"Non ! Ne me dis pas que l'illustre Casey Mitchum a la frousse ? Je te croyais plus vaillant que ça ! Toi qui affrontes quotidiennement un flot impressionnant de vagues et de périls à hauts risques ! Me voilà déçue !" Titille Rae, tout en se pliant à une gymnastique corporelle des plus élastiques, en se recroquevillant à tour de bras pour se cacher derrière des voitures garées le long des quais, et en se mouvant contre les murs comme le ferait Lara Croft en pleine mission périlleuse dans les bas-fonds souterrains, tout en traînant avec elle son acolyte dans chacune de ses prouesses
Les deux meilleurs ennemis, toujours à couteaux tirés par plaisir de ping-pong verbal, cessent immédiatement leur bavardage en constatant que leur cible s'est enfin immobilisée, avec une expression du visage des plus froides face à la silhouette d'un homme, plutôt gras, et muni d'une voix enrouée.
"C'est qui ce type ? Si tu veux mon avis , il m'a tout l'air d'être un homme d'affaires véreux, à en juger par son allure générale." Fanfaronne Casey à l'idée que Rae ne puisse se voiler la face plus longtemps sur les probables malversations et autres spéculations financières qu'exerce son escroc de mari.
"Chut ! Tais-toi donc ! Je n'entends pas ce qu'ils racontent avec tes digressions !" Se froisse sans tarder Rae avec un air éloquent qui ne laisse pas d'autres options à Casey que de se taire.
La conversation à guichets fermés entre Wei-Lee et son homme de main au physique imposant est vite écourtée car ce premier intercepte ce qui s'apparente être une jeune femme :
"Oh ! La petite freluquette ! Tu n'as rien à faire ici ! Retourner plutôt achever les détails de ta future ascension sociale ou voler les cœurs des avortons de cette ville ! " Avertit Wei-Lee sur un ton des plus condescendants, patientant de pied ferme l'arrivée d'un pénultième complice, qui ne tarde pas à se montrer, obligeant la jeune inconnue à mettre les voiles.
"Enfin ! Vous voilà ! Je ne vous paie pas pour me faire perdre mon temps, car celui-ci c'est de l'argent brut mon cher ! Alors ? Deschanel a t-il reçu notre avertissement ?" Dresse avec mépris l'omnipotent homme d'affaires, en frottant une allumette contre son étui pour brûler un mystérieux document.
"Affirmatif ! À l'heure où je vous parle, il doit être en route, aveuglé par l'attachement qu'il ressent pour son marmot ! Ah ! Allez faire des gosses ! Rien que pour éviter d'être piégé de la sorte, je n'en ferais pas !" Se croit obligé de confier le maroufle individu, devant un Wei-Lee qui jubile de plaisir à la simple idée que son plan puisse se dérouler sans accroc.
"Je vous saurai gré de m'épargner vos élucubrations pathétiques à l'avenir ! Contentez-vous de suivre scrupuleusement mes ordres ! Deschanel ne va pas tarder à pointer le bout de son museau, alors vous récupérez la mallette et vous l'abattez comme un chien ! Capisché ?" S'assiège Wei-Lee en retirant le cran de sécurité de son arme avant de la tendre à son complice, avec une intensité dramatique laissant présager le pire pour Cole.
Toujours aux aguets du moindre indice pouvant leur indiquer ce que manigancent Wei-Lee et tous ses comparses , Rae et Casey ne distinguent que des bribes de conversation. Toutefois, Casey semble alerté par le nom Deschanel, qu'il perçoit à deux reprises, et qu'il associe en toute logique à Cole. Mais il est davantage intrigué par la jeune femme qu'il jurerait avoir déjà vue quelque part. Cet éclair de lucidité n'échappe pas à Rae, qui veut connaître le fin mot de l'histoire.
"Je mettrais ma main au feu que cette fille faisait partie des invités présents à ma fête de fiançailles donné sur la plage. Mais je ne comprends pas car j'ignore totalement son identité." Admet avec complexité Casey, qui n'a pas conscience de raviver là une fêlure psychologique pour Rae, toujours enamourée de lui, mais qui reprend rapidement le dessus sur ses émotions pour tromper la vigilance de son interlocuteur sur ses sentiments.
"Tu devais être trop occupé à jouer les jolis cœur auprès de ta dulcinée pour t'occuper de tes convives. Il faudra d'ailleurs que tu fasses les présentations avec ta chanceuse bien-aimée." Feint d'en rire Rae, dont les embruns tardifs balayent sur son visage l'humidification de ses yeux, sans conteste due à l'émotion de savoir Casey heureux sans elle.
Cette parenthèse romanesque distrayante empêche les deux amis de remarquer la menace imminente d'un homme se tenant derrière eux, arme au poing, et qui ne leur laisse guère le temps de réagir qu'il a déjà esterni Casey d'un coup violent à la tête à l'aide du crosse de son revolver, et qu'il empoigne sauvagement Rae avant de lui administrer par voie nasale une dose importante de chloroforme, ce qui couvre instantanément les hurlements qu'elle s'apprêtait à enclencher.

Une route vicinale, une obscurité qui se veut grandissante, voire oppressante, des bruissements sauvages de branchages cognant puissamment sur le capot de la voiture accidentée alliée à l'alarme intempestive de sécurité au son tonitruant ont raison du sommeil peu profond dans lequel s'était plongé l'excentrique Bette suite au choc percutant de son véhicule. Reprenant peu à peu ses esprits, Bette s'affole en constatant l'étendue des dégâts. Le gigantesque nuage de fumée qui se dégage du moteur a raison du soupçon de lucidité qu'il lui restait et cette dernière éprouve les pires difficultés à s'extirper du siège, car son airbag enclenché durant le choc l'empêche de se mouvoir correctement.
Mais la situation empire soudainement lorsqu'elle remarque Olivia inconsciente sur le siège passager alors qu'un tintement familier d'une sirène de police parvient à ses oreilles :
"Ah ! Ce serait bien ton genre, avec ton humour à la british des plus insensés, de rendre l'âme, comme ça, installée paisiblement dans ma porsche obtenue suite à mon divorce de mon regretté Al, et ce alors qu'une voiture de police pointe le bout de son gyrophare surpuissant dans notre direction..... Mais ça, évidemment, vu ton état, c'est le cadet de tes soucis !" Chevrote tout en gardant sa pointe d'humour légendaire, même en de sinistres circonstances, Bette, qui est envahie d'un trop plein d'émotions.
Afin de la sortir de son état comateux, Bette utilise une méthode des plus expéditives mais qui, à maintes reprises, a fait ses preuves lorsque certains de ses compagnons temporaires de vie feignaient l'inconscience pour ne pas avoir à répondre de leurs actes et affronter la tornade foudroyante nommée Bette l'Impératrice par ses conquêtes masculines, c'est ainsi qu'Olivia est sauvagement victime d'assauts de gifles répétées tambour battant, tantôt à gauche, tantôt à droite, au point où les doubles bajoues de cette dernière sombrent peu à peu à l'écarlate. En un simple gémissement similaire au barrissement d'un éléphant voulant regrouper ses congénères, Olivia se ressaisit instantanément en provoquant le sursaut de son amie, puis subit les effusions affectives de celle-ci toute à sa joie de visualiser sa compagne d'infortune saine et sauve et maniant avec dextérité les sentiments contradictoires.
Mais dès lors, Olivia se met à divaguer en lançant des propos incohérents, pareils aux anachronismes que l'on peut constater dans des romans d'historiens qui finissent par s'emmêler les pinceaux.
"Où suis-je ?" Se met à soupirer la "grande dame", comme l'a surnomme affectueusement Bette, avant de poursuivre dans ses élucubrations : "Gregory, tu sais que j'ai toujours réprouver les surprises de ce genre ! As tu au moins pris la peine de prévenir Lourdes de cette escapade improvisée pour qu'elle puisse garder Caitlin et notre bébé, tu sais, je ne supporte pas de rester éloignée trop longtemps de Gregory Junior...."
Bette reste de marbre face à l'incongruité des déclarations de son amie et s'affole exagérément en apercevant au loin ce qu'elle reconnait comme étant le sujet de ses fantasmes récurrents à savoir l'Officier Ruise, qui, muni d'une torche éblouissante, s'approche à vive allure du véhicule enseveli dans les généreusement denses buissons alentours tandis qu'Olivia, dite familièrement Livie, poursuit sa descente aux enfers des souvenirs diffus :
" Arrête Gregory ! Je te défends d'insinuer que je me conduit comme une roulure sous prétexte que j'ai laissé ton associé, le Professeur Douglas, me faire des avances durant le brunch ! C'est toi qui a exigé ma présence et ainsi me montrer cordiale, mais dès qu'il a commencé à me faire du pied, je l'ai gentiment éconduit. Je te l'assure ! Je suis peut-être ivre mais cela ne signifie nullement que je vais m'abaisser à me laisser courtiser par tes répugnants donateurs ! "
Bette, las des jérémiades poussives qui l'ont contrainte à couvrir ses esgourdes, prend le taureau par les cornes en enclenchant une seconde flopée de brimades pour faire revenir sa partenaire des quatre cents coups à la réalité, action qui bien que lui donnant du fil à retordre, semble parallèlement lui procurer un malsain plaisir à en juger par l'étincelle de jubilation qui jaillit de ses yeux jusqu'aux extrémités de leurs paupières.
Olivia, ulcérée par le nouveau camouflet reçu par son amie, ayant le mérite de lui remettre les idées en place, ne trouve rien de mieux que de lui rendre la pareille, et ce avec une vitalité sans bornes, sous les yeux de l'officier Ruise, totalement décontenancé par la portée tragi-comique qui se joue sous ses yeux à travers la vitre teintée de la porsche s'agitant aux multiples à-coups sous la lumière blâfarde de l'unique réverbère recouvrant cette parcelle de l'agglomération.
Se sachant désormais cernée par la police, Bette, déterminée à conserver son statut dignitaire de femme bien sous tous rapports, ouvre obligeamment sa vitre au charmant officier en simulant un sourire de façade et scande de façon saugrenue :
"Oh Ruise, mon sauveur ! Vous tombez à pic ! Nous sommes prisonnières, venez nous délivrer, vous êtes notre seul espoir. Je suis au bord de la claustrophobie automobile aiguë là...." tentant par ce biais une fraternisation à bon escient avec l'agent assermenté, qui malgré l'aspect dramatique, ne peut s'empêcher d'avoir un large sourire aux lèvres.
Il s'amuse d'autant plus en constatant que le seul obstacle à l'ouverture des portières du véhicule se trouve être la fermeture centralisée automatique et se fait un devoir d'en avertir la conductrice désorientée, par des mimiques burlesques que Bette ne parvient que difficilement à déchiffrer.
Laquelle, une fois parvenue à sortir et le regard révulsé par la fatigue et vexée d'avoir été agressée par son amie qu'elle tentait selon sa version de réanimer sans excès, peine à expliquer leur fait et se contente de se victimiser à outrance et sans pudeur auprès du responsable des forces de l'ordre au charme ravageur en le priant de la tenir éloignée de la harpie qui se trouve assiégée à côté d'elle, toute chamboulée, mais Bette persiste à lui asséner une pléthore de reproches mineurs :
"J'ose espérer que c'est toi qui vas débourser pour la note de frais du garagiste, car c'est tout de même toi qui a confondu ma bien-aimée motorisée avec une auto-tamponneuse à vouloir jouer les folles du volant !" Plante ainsi avec une certaine nervosité passive la femme à la chevelure complètement ébouriffée par le choc, et qui démontre là qu'elle ne supporte que très difficilement de se faire dicter sa conduite, dans tous les sens du terme.
Les palabres incessants des dames sont interrompus brutalement au moment où l'officier pointe sa torche en direction des billets disséminés de part et d'autre de l'habitacle ....

Face à sa stupeur d'être confronté à deux véritables maîtresses dans l'art de la dissimulation de la vérité, l'Officier Ruise opte pour mettre fin au tourbillon d'absurdités qu'il oit depuis son arrivée en enjoignant à ses criminelles nocturnes de le suivre au poste de police pour enregistrer la déclaration du sinistre, non sans quelques complaintes de la farfelue Bette, loin d'être enchantée de laisser derrière elle sa Porsche sans surveillance.
Néanmoins c'est bien la vision d'un interrogatoire officiel par Ruise qui amène Olivia et Bette à saisir communément qu'elle se trouvent désormais dans de sales draps tant la tâche d'expliquer de façon cohérente la présence de cet argent providentiel leur paraît insurmontable, tout particulièrement sachant de surcroît que la majeur partie de ces dollars s'avère être de la pure contrefaçon.
Manifestant distinctement une gêne des plus palpables, les deux amies persistent à feindre leur innocence, comptant assurément sur la crédulité éventuelle du policier qui côtoie régulièrement Bette lors de soirées quelque peu arrosées, et obtempèrent en montant à l'arrière de la voiture de police telles des malandrines prises sur le fait. Elles continuent leurs messes basses en se rejetant la faute, toujours sous le regard vitreux de lassitude de l'Officier, qui n'y voit visiblement que du feu.
On peut aisément deviner que l'agent éreinté souffre d'un manque de sommeil constant qui trahit sans nul doute une infériorité numérique du personnel comparativement au nombre d'infractions qui sévissent dans la communauté californienne. Cet état de fait contraint le sympathique luron à mettre sa vie privée entre parenthèse, l'empêchant ainsi de se préserver pour bâtir une relation solide, d'où un enchaînement de conquêtes frivoles.
Le silence pesant qui règne dans la voiture semble mettre Oscar mal à l'aise, et dans l'optique de détendre l'atmosphère, ce dernier soumet à ses détenues temporaires une interrogation qui se veut amusante :
" Vous avez gagné à la loterie ? "
De leurs côtés, les comparses placées sous les projecteurs des autorités se sentent dans l'obligation immédiate de transmettre au bel hispanique une raison qui se voudrait logique à ce délit pourtant répréhensible. Dans ce domaine, Bette s'avère de loin la plus expérimentée et s'empresse donc d'évoquer un prétexte mensonger des plus risibles :
" Voyez-vous, mon cher protecteur en uniforme, nous nous apprêtons à participer à un cabaret strip-tease, or donc nous nous sommes conséquemment approvisionnées en billets doux, si vous voyez ce que je veux dire.... "
" Mais ne vous en faites donc pas ! Vous restez à mes yeux l'unique éphèbe qui hante mes nuits ! " Se fait un plaisir de rajouter Bette, sous les acquiescements excessifs d'Olivia, qui contient ardemment sa désapprobation face à son excuse fumeuse qui risque en outre de provoquer des ragots pouvant ternir son image.
Ruise, embarrassé par les assauts verbaux de la dame qui ne recule décidément devant rien pour couvrir ses méfaits, reste sans voix, et ce malgré sa certitude absolue d'avoir affaire à une gigantesque supercherie au vu de l'attitude ambiguë des quinquagénaires révoltées.
La querelle enfantine se poursuit le long du trajet, toutes deux se croyant inaudibles de l'Officier sous prétexte d'une grille les séparant. Olivia profite d'une interférence avec la radio de patrouille pour sermonner son acolyte :
" Non mais ça ne va pas ! Pour qui tu souhaites me faire passer ? Pour une femme de mœurs légères ? Non merci, je n'ai guère envie d'avoir la même réputation que toi ! "
" Dois-je te signaler que je viens de nous sauver la mise ? Alors ta réputation de Grande Dame, pour l'heure, ça n'est pas dans mes priorités ! " Incendie à son tour Bette, piquée au vif et non contente de se voir assaillie de reproches alors qu'elle agit selon elle dans l'intérêt général.
Entre deux répliques acerbes, l'Officier Ruise refait surface dans la conversation et blague subtilement concernant sa ferme intention de maintenir l'incartade de Bette hors de notoriété publique, serment de confidentialité professionnelle oblige, insinuant que cela ne serait guère du goût d'Armando tout en révélant ainsi une pointe de jalousie.
Bette, loin de s'en apercevoir, profite promptement de cette envolée humoristique pour se venger habilement des légers préjudices infligés par son amie en rétorquant malgré les doléances d'Olivia, dont le teint mue au rouge écarlate:
En réalité, si je me prête à cette soirée racoleuse, c'est uniquement par bonté d'âme envers Livie. En effet, elle est un peu timide.... Elle cherche à s'acoquiner d'un Apollon pour ses nuits hivernales de solitude.... "
L'agent demeure amusé par la discrétion des deux femmes égale à celle d'un éléphant se déplaçant dans un magasin de porcelaine. Toujours est-il que l'alerte de sa coéquipière Stevens sur le rat avorté du petit Trey a raison de sa volonté de les confronter au commissariat puisqu'il doit dès lors bifurquer vers la résidence familiale Richards, haut lieu de bourgeoisie de Sunset, sous la pression d'Olivia qui insiste lourdement afin que l'agent presse le pas et exige d'être rappatrier sur le champ dans l'espoir d'y retrouver la prunelle de ses yeux.

Dans la voiture roulant à une vitesse effrénée où elle se trouve avec Cole dans le but de ramener au plus vite au bercail la petit Trey, qu'elle considère résolument toujours comme son propre enfant, Caitlin est dans tous ses états, qui passent progressivement de profonde inquiétude dans l'éventualité de perdre son fils, à une folle envie de d'assouvir une vengeance mesquine en privant Olivia du droit qui lui revient de se livrer elle aussi à la poursuite des ravisseurs.
Il est loin le temps où la candide jeune fille, dont la chevelure blonde allait en complémentarité avec son côté angélique, se pliait sans sourciller aux exigences de sa famille, tout particulièrement celles de son père, ce qui l'a par ailleurs tant ffait souffrir. Elle qui s'est montrée bien trop permissive envers ses géniteurs par le passé, notamment lorsqu'ils ont pris en grippe son prétendant, sous prétexte qu'il bouleversait quelque peu leurs conventions, ne veut plus désormais leur laisser le moindre passe-droit.
La perte de l'enfant qu'elle portait dans cet accident tragique l'a profondément ébranlée, certainement bien plus qu'elle n'est prête à l'admettre, et les sentiments controversés qu'elle ressent à l'encontre de Trey en est la preuve flagrante. Ce chérubin, qu'elle a tant idolâtré durant la période où elle fut sa mère, se trouve être aujourd'hui le principal obstacle à son bonheur avec Cole. Sans lui, elle pourrait fonder sa propre famille avec lui, par le biais de l'adoption, et enfin faire table rase du passé, nécessairement de la liaison de son mari avec sa mère, qui s'ancre dans son esprit comme le fait un coquillage sur son rocher.
Cette suspicion constante, qui la démolit à petit feu, pourrait avoir raison de son union idyllique et elle craint à juste titre de sombrer lentement dans une paranoïa chronique, d'où elle ne sortirait plus.
Comment accepter cette situation dilemnatique sur le long terme ? Quels recours a t-elle pour empêcher tout ceci de se produire ? C'est toute l'ampleur de son drame personnel et dont elle ne trouve jusqu'à lors aucun échappatoire.
Sa seule alternative serait de se lancer dans une bataille juridique contre sa propre mère pour obtenir la garde exclusive du petit, conjointement avec Cole. Mais elle sait pertinemment que les juges des affaires familiales ont tendance à privilégier la mère biologique, aussi songe t-elle à la proposition émanant de son père, qui lui a certifié de veiller une fois n'est pas coutumes sur ses intérêts en lui assurant pouvoir récupérer Trey des griffes de sa mère. Proposition qu'elle ne peut se permettre de prendre à la légère, et qui vaut la peine d'être minutieusement étudiée, même si cela pourrait avoir des répercussions dévastatrices sur sa vie conjugale.
Désorientée par tous les flashbacks qui lui reviennent subitement à l'esprit impliquant le rapprochement de Cole avec Olivia ainsi que ceux qui passent en boucle illustrant Grégory répéter inlassablement avec une liesse malveillante sa promesse de mettre Olivia hors de concours pour la garde hypothétique de Trey, Caitlin ne distingue nullement que la route derrière eux se trouve désormais dégagée, ce qui signifie par extension que Cole est parvenu à mener sans mal le tandem à leurs trousses vers une voie de garage. Elle dénote parallèlement que Cole ne respecte pas l'itinéraire du point de rendez-vous où doit se tenir l'échange du butin avec leur progéniture, et soumet prestement ses exhortations afin de ramener son légitime époux sur le droit chemin.
Ce dernier, affichant un sourire blancheur extrême, se contente de distiller les propos de sa belle avant d'apposer son refus de répondre à cette extorsion indécente car se refusant de considérer son fils comme une monnaie d'échange. Il lui atteste en outre qu'ils ne se trouvent plus qu'à quelques mètres du véritable lieu indiqué par le ravisseur, qu'il se glorifie d'avoir maintenu secret pour s'assurer qu'Olivia n'y viendrai pas inopportunément.
L'interruption du moteur de la Corvette bleue lagon quelques minutes plus tard semble corroborer les dires du ténébreux Cole qui stationne énergiquement sur le bas-côté des usines désaffectées, lieu-dit des divers crimes et recels de la ville. Caitlin tombe des nues en réalisant que Cole s'apprête à s'engouffrer dans cet univers glauque armé de son seul courage masculin, mais plus encore à l'idée que son petit bébé s'y trouve également, et ne peut se résoudre à rester attendre les bras croisés dans le véhicule tandis que son mari brave tous les dangers, d'autant plus s'il tombe, comme lui-même semble en avoir la conviction, dans un piège signé des mains de son paternel qu'elle admet dorénavant comme un vrai machiavel du crime.
Profitant de l'inattention que lui porte présentement son époux, la jeune femme qui montre des signes d'évolution personnelle flagrante probablement dues aux multiples épreuves qu'elle a traversé, se faufile dans le bâtiment insalubre à pas de velours et frémit aux sons tonitruants de vieilles machines qui laissent échapper un halo de fumée rendant l'ambiance des plus oppressantes.
La jolie dissidente avance progressivement dans le noir, nourrie d'une angoisse allant crescendo tant les grésillements s'intensifient dans ses organes auditifs au fur et à mesure qu'elle atteint la porte coupe-feu. Elle pose à tâtons sa main tremblotante sur la poignée et se paralyse de frayeur à l'écho de ce qu'elle reconnaît comme étant des tirs croisés de revolvers. N'écoutant que son amour incommensurable, Caitlin fonce en direction des balles perdues et butte dans un obstacle qu'elle comprend vite être son vaillant mari, gisant sur le sol. Sur le point de pousser un cri larmoyant, Caitlin ne peut sortir un seul son car ses lèvres sont d'ores et déjà scellées par la paume froide d'un sombre individu qui ne lui laisse guère d'option sur ses chances de sortir indemne.

Dans l'enceinte de la demeure Richards, des patrouilles de police, menées tambour battant par l'officier Stevens, encerclent les lieux à la recherche de tout élément probant permettant de les éclairer sur le modus operandi du ravisseur. Mais ces entreprises s'avèrent infructueuses à en juger par cette étrange impression de parfaite quiétude qui règne malgré une situation des plus alarmantes.
Alerté par le signal glacialement prononcé lors de l'audience préliminaire du kidnapping de son petit frère, Sean est chargé par Cole de retourner dans l'antre Richards pour glaner des informations potentiellement cruciales auprès des domestiques du domaine, susceptibles de donner des indices sur l'identité de l'odieux individu ayant commis ce délit.
Dans le vestibule, le jeune homme pensif aperçoit aussitôt Rose, leur vénérée gouvernante toujours fidèle au poste, arpenter le salon en long en large, tout émotionnée, absorbée par la culpabilité qui la ronge d'avoir pu se faire berner si facilement.
Avançant d'un pas décidé vers elle, il lui adresse un sourire réconfortant lui assurant qu'il ne fait aucun doute dans son esprit qu'elle n'a aucune raison de se morfondre, et que Cole, plein de ressources selon ses dires, ramènera le petit en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Cet élan de sollicitude ne semble pas avoir l'effet escompté auprès de la femme meurtrie, qui se plonge dans un mutisme en haussant les épaules avec un dépit cataclysmique, et part en véritable tragédienne avec des grelots de larmes qu'elle souhaite estomper en privé.
À présent seul dans ce qui fut jadis le repère familial où bien des tourments pouvaient s'échapper, Sean, dont le visage s'est assombrit, tempête d'un œil perçant en direction d'un cadre faisant illusion d'un parfait tableau familial avec des sourires de circonstances, qui fardent bien de vives rancœurs.
"C'est toi qui a prémédité avec soin ce nouvel épisode ignoble ! Au péril de la vie d'un enfant ! Ton esprit revanchard ne connaît aucune limite !" Débite sûr de son fait Sean, avec le fruit d'une déduction à perception partiale compte tenu de l'antagonisme massif qui s'est instauré depuis belle lurette déjà entre père et fils.
Alors qu'il est déterminé à dresser une liste non exhaustive des nombreux coups tordus qui lui permettrait par extension d'exprimer son profond mépris à son encontre, Sean tend l'oreille et écarquille grands les yeux, puis bondit en entendant ce qu'il croit reconnaître comme étant les pleurs de son petit frère. Il se précipite alors avec aisance vers les escaliers qu'il escalade à bride abattue pour atteindre l'étage dans lequel est située la nurserie et se décompose en visualisant l'objet de l'alerte général, avec un air pimpant signifiant sans conteste qu'il n'a absolument rien saisi de cet épisode épique.
"Dieu soit loué ! Il n'a rien !" S'enquérit de suite la dame aux multiples tâches corvéables, prise au dépourvue face à la résurgence miraculeuse du nourrisson, tenant ses mains en position de prière, laissant entrevoir que la gentille bonne a dû en appeler aux voix du Seigneur pour que son protégé lui soit revenu sans séquelles, sous peine de subir un licenciement abusif pour manquement à ses attributions professionnelles.
Arrive alors Paula, secondée de l'officier Lopez, le visage assombri montrant un mécontentement dû à un réveil en sursaut, sa coiffure apocalyptique en est d'ailleurs le meilleur signe distinctif.
"Comment expliquez-vous vos déclarations attestant que le fils de Madame Richards courrait un grand danger alors qu'il semble se porter comme un charme ? Mieux encore, il dort paisiblement !" Sonde sur un ton légèrement agressif la policière dotée d'une poitrine opulente bien mise en évidence, outrée à l'idée d'être le dindon de la farce.
"Je n'ai pas rêvée ! J'ai bel et bien vu un individu, plutôt corpulent, se diriger vers le berceau et emporter le petit dans ses bras. Le pauvre trésor criait de terreur, sans doute brusqué par le manque de délicatesse de ce malotru !" Affirme radicalement Rose toute chamboulée, en véritable adoration devant cet enfant dont elle est aux petits soins depuis sa naissance.
"Quoi qu'il en soit, je suis dans le regret de vous informer que nous avons passé la demeure au peigne fin, et il n'y a assurément pas la moindre trace d'effraction." Signifie sans l'ombre d'un doute Paula, animée d'une volonté viscérale de démontrer qu'elle agit en professionnelle accomplie, et ne laissant nullement l'occasion à Lopez de s'exprimer.
"Ce qui signifierait qu'il s'agirait d'un habitué des lieux ?" Décrète complémentairement Sean, s'appuyant sur sa propre théorie selon laquelle il s'agirait d'une supercherie dont Gregory tirerait au loin les ficelles dans un but pour alors inconnu.
"Songes-tu à quelqu'un en particulier ?" Rebondit ingénieusement Paula, pas encline à jeter l'éponge tant elle devine à qui le jeune homme fait allusion, et qui l'a toujours insupporté au plus haut point.
"Ne tournons pas autour du pot, il n'y a que mon père capable de manœuvrer une telle combine, et ce sans même avoir à se salir les mains. Je ne suis pas en mesure d'expliquer le motif de ce coup pendable, mais je mettrai ma main au feu que c'est lui !" Poursuit Sean de ses allégations à l'encontre de son père, intimement persuadé par sa propre thèse de machination, laquelle semble faire mouche, à en croire les sourcils froncés de Paula qui se rejoignent dramatiquement dans l'élan de cette intrigue.
"Si je résume bien, un homme recruté par ton père se serait introduit ici, à l'aide d''un passe ainsi que de la combinaison du portail, qui n'a pas été forcé, aurait prestement simulé enlevé Trey pour duper Rose sur ses intentions, et se serait ensuite fait la malle sans qu'aucun des vigiles ne le prenne en flagrant délit ? Admets que c'est tiré par les cheveux comme raisonnement ?" Conteste logiquement Paula, qui tente de faire le point sur une situation pour le moins insolite.
Sean est bien décidé à ne pas se laisser duper si facilement, et monte au créneau :
" Soit ! Mais nous parlons d'un homme qui a récemment eu l'audace de simuler sa propre disparition pour échapper à une condamnation pour meurtre, et qui puis-est, à forcer le vice en se faisant sournoisement passer pour son oncle six pieds sous terre dans le seul but de garder le contrôle de son empire.... Croyez-moi, mon père est capable des pires bassesses pour parvenir à ses fins !"
Cette théorie du complot de bon aloi est interrompue par l'Officier Ruise, qui, déboulant encerclé des drôles de dames de Sunset, devient au même titre que ses confrères présents, le spectateur d'une scène de retrouvailles d'une amplitude maximale sur l'échelle émotionnelle.
Un ras de marée larmoyant se dirige vers la demeure Richards où Bette et Rose ne peuvent contenir leurs joies inextinguibles sous la vision d'Olivia bordant son fils avec un regard extatique qui prouve à quel point sa relation maternelle prend le pas sur tous les aléas qu'elle traverse actuellement.
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MessageSujet: Re: Essai Fan-Fiction Suite Sunset Beach   Sam 29 Aoû 2015, 05:20

Ayé ! Après un an d'absence, j'ai fini UN épisode ! lol!

Non, mais en fait, ils sont beaucoup trop long. Un épisode devrait faire 4 pages maximum, là, ça doit être quasi le double. Du coup, c'est beaucoup plus difficile quand il faut tout reprendre. Je dois humblement admettre que je me débrouillais mieux au début, car là, j'éprouve des difficultés à me retrouver dans mes idées. En tout cas, ça me permet de comprendre la difficulté pour les scénaristes de soap de ne pas s'emmêler les pinceaux. Laughing
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MessageSujet: Re: Essai Fan-Fiction Suite Sunset Beach   Sam 29 Aoû 2015, 05:22

Par contre, je constate à l'instant que ma mise en page d'origine a disparu, ce qui rend la lecture plus complexe. bah
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MessageSujet: Re: Essai Fan-Fiction Suite Sunset Beach   Dim 30 Aoû 2015, 18:30

Bravo Régis lol tu me fais penser que je dois aussi reprendre la mienne
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MessageSujet: Re: Essai Fan-Fiction Suite Sunset Beach   Dim 30 Aoû 2015, 18:48

Bah voui ! Au boulot ! Hop Hop Hop !!!! Wink
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cindye



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MessageSujet: Re: Essai Fan-Fiction Suite Sunset Beach   Lun 21 Sep 2015, 12:01

 newlook pour cette suite tant attendue!... Smile

J'Adore toujours ces intrigues, il y a toujours du suspense!! Encore un grand    pour cette suite!!.... Wink
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MessageSujet: Re: Essai Fan-Fiction Suite Sunset Beach   Lun 21 Sep 2015, 13:13

Merci Cindye.

Justement je vais essayer de plancher cette semaine sur la suite.
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cindye



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MessageSujet: Re: Essai Fan-Fiction Suite Sunset Beach   Mar 22 Sep 2015, 17:46

Ah c 'est super newlook.... Wink
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MessageSujet: Re: Essai Fan-Fiction Suite Sunset Beach   Aujourd'hui à 03:49

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